Les violences sexuelles
Bien que la violence sexuelle était portée à l’attention publique pendant la période des conflits à l’Est à cause de l’étendue du problème, l’on croit savoir qu’elle existe aussi dans d’autres parties du pays. La violence sexuelle est souvent brutale et les atrocités y afférentes suscitent un traumatisme physique et psychologique. Les actes de viol sont, à ce qu’il paraît, commis en groupe, et répétés sur les mêmes victimes avec les familles obligées d’y assister. Les conséquences comportent des blessures sérieuses et des formes de fistule graves, des infections des maladies sexuellement transmissibles incluant le VIH et des grossesses non désirées, et le rejet social des victimes. Dans l’ensemble, les auteurs de violences en général – à la maison, dans les rues, au travail – et la violence sexuelle en particulier mènent leurs vies dans l’impunité au sein même des communautés. Les structures sociales publiques sont largement absentes sur l’ensemble du pays; en conséquence, il n’est pas possible pour les victimes de trouver un service social ou légal et peuvent rester ainsi dans un état d’extrême vulnérabilité et de désespoir. L’UNICEF a toujours travaillé avec des agences des Nations Unies, des partenaires institutionnels, des organismes non gouvernementaux nationaux et internationaux depuis 2003 dans l’aide aux victimes de violences sexuelles et leurs familles. L’initiative commune produit une assistance médicale et psychologique aux victimes et assiste les plus vulnérables d’entre eux à réintégrer certaines activités socio-économiques viables. En 2005 plus de 20.000 victimes avaient été aidées. L’UNICEF travaille aussi avec les partenaires dans les provinces du Nord et Sud Kivu dans l’Est de la RDC à fournir une assistance judiciaire aux victimes qui veulent obtenir réparation dans les tribunaux pendant qu’ils continuent à éveiller la conscience dans la communauté.
|