Enfants affectés par les conflits armés
Quelques enfants avaient rejoint les forces armées volontairement, inconscient des règles de la guerre et des dangers inhérents à leurs vies et au développement. D'autres étaient déportés. Beaucoup de chefs de groupes armés sont eux-mêmes illettrés et ne sont pas conscients des obligations en tant que chefs de groupes armés vis-à-vis des enfants et des communautés civiles. L’UNICEF travaille en partenariat avec la Commission Nationale de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (CONADER) et avec d’autres organismes pour préconiser la libération des enfants de groupes armés. Jusqu’à présent plus de 17.000 enfants ont été libérés, mais il y a encore des enfants dans des groupes qui sont encore entrain de résister contre les efforts de désarmement et de réinsertion des enfants dans leurs familles. Il devient important d’harmoniser les approches et les stratégies utilisées par beaucoup d’organismes travaillant avec les enfants en conflits. Ainsi l’UNICEF avait conduit le processus en 2004 afin de développer un cadre national englobant les normes minimales et les procédés pour la libération des enfants et leur intégration des enfants et leur intégration dans les communautés. Le cadre était adopté d’une manière formelle et est en usage à travers tout le pays par les organismes qui travaillent avec les enfants. En dehors du processus l’UNICEF assiste la CONADER dans la supervision et l’évaluation des efforts de désarmement et de démobilisation à travers tout le pays. Les enfants qui sont libérés des groupes armés passent d’abord environ trois à six mois en transit dans des centres d'orientation soutenus par l’UNICEF. Là-bas, ils ont l'option d’apprendre un métier ou de prendre des cours de rattrapage qui leur permettront de retourner à l'école. L'objectif final est la réunification des enfants avec leurs familles et leur réinsertion dans la société. Afin d'aborder les questions de prévention, l'UNICEF fournit des fonds aux comités locaux et aux agents de mobilisation travaillant dans les communautés où les enfants courent un gros risque d'enlèvement et d’enrôlement dans des groupes armés. Ils éveillent la conscience au sein des communautés sur le besoin de vigilance sur leurs enfants et d’aider ceux qui sont libérés à regagner leurs familles.
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