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Discours officiels

Discours du Représentant de l’inter agence prononcé par Madame Barbara BENTEIN, Représentante de l’UNICEF en RDC, pour la 3ème édition de la Semaine Africaine de Vaccination à Kinshasa

Discours officiels 2012

 

Ouverture de la formation des délégués de confessions religieuses à Kisangani : Discours de Mme Pierrette Vu Thi, Représentante de l’UNICEF en RDC

Excellence Monsieur le Ministre de la culture, représentant Madame le Ministre de la Santé,
Messieurs les ministres provinciaux
Excellence Messieurs les chefs des confessions religieuses
Messieurs les Chefs de Divisions de l’Administration Publique
Chers collègues chefs des agences du Système des Nations Unies
Distingués invités,
Chers participants,
Je suis particulièrement honorée de visiter la ville de Kisangani deux fois de suite en moins de deux mois et de participer à la cérémonie d’ouverture de cette activité
La formation qui démarre ce jour s’inscrit dans un partenariat tripartite entre le Gouvernement, à travers le Ministère de la Santé, les Confessions Religieuses et l’UNICEF. Cela, principalement dans le cadre de la lutte contre la mortalité des jeunes enfants congolais.     
S’agissant de la mortalité des moins de cinq ans, je suis pleine d’espoir, d’autant plus que selon différentes agences de l’ONU, dont l’OMS, la Banque Mondiale et l’UNICEF, le nombre de décès chez les enfants de cette tranche d’âge est en baisse dans le monde, passant de 12,5 millions en 1990 à environ 8,8 millions en 2008.
Cette baisse est attribuée, entre autres, au succès des interventions sanitaires comme la vaccination et la supplémentation des enfants en vitamine A.
D'autres mesures ont également contribué à cette baisse comme l'usage de moustiquaires imprégnées d'insecticide - une mesure de prévention du paludisme d'importance cruciale.
Un autre point positif ! Le nombre de décès imputables à la rougeole en Afrique au sud du Sahara, par exemple, a chuté de 89 pour cent entre 2000 et 2007. Une chute remarquable qui s'explique par les efforts menés de concert par les gouvernements et les partenaires internationaux à travers le renforcement des programmes de vaccination.
 
Excellence Monsieur le Ministre, Distingués invités et chers participants,

Si de remarquables progrès ont été réalisés dans le monde  et dans certaines parties de l’Afrique, dans le domaine de la survie de l'enfant ces dernières années, il n’en demeure pas moins vrai qu’il reste encore beaucoup à entreprendre, pour atteindre l’objectif de réduction de la mortalité infantile de deux tiers d’ici à 2015.
Selon les chiffres récents, il convient de noter que :
• plus de la moitié des décès annuels des enfants de moins de cinq ans surviennent en Afrique
• environ 40 pour cent de décès des moins de cinq ans surviennent en Inde, au Nigéria et en République Démocratique du Congo.
Comme nous le savons tous, la République Démocratique du Congo fait encore  face à une mortalité infantile très préoccupante d’enfants de moins de cinq ans. Quelques chiffres !

 On estime qu’en moyenne 502.000 enfants de moins de 5 ans perdent la vie chaque année dans ce pays
 6 à 8 cas de décès sur 10 surviennent dans la communauté,
 Les principales causes de ces décès sont le paludisme, les infections respiratoires aigües (en particulier la pneumonie), les maladies diarrhéiques, la rougeole, le VIH-SIDA et les anémies
 A cela s’joute la malnutrition qui reste la toile de fond de toutes ces affections
 Enfin, près de 16% d’enfants de moins de cinq ans sont victimes d’épisodes de diarrhée, selon l’Enquête Démographique de Santé en 2007.

Pour faire face à cette situation, la RDC a opté - avec justesse – à l’accélération de la mise en œuvre de la Stratégie Africaine de Survie et de Développement de l'Enfant (SASDE).  Adoptée par l’Union Africaine, cette stratégie vise à diminuer le nombre de décès d'enfants et de mères en Afrique, à travers des services essentiels à destination des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Avec l’appui de ses principaux partenaires, la RDC a décidé de promouvoir cinq  (5) Pratiques Familiales Essentielles pour contribuer à diminuer considérablement les décès d'enfants.

Il s’agit de:

 L’Allaitement maternel exclusif, jusqu’à 6 mois
 Le lavage des mains au savon et à l’eau propre
 La Prise en charge correcte des diarrhées à domicile
 L’utilisation de la Moustiquaire Imprégnée d’insecticide pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes
 La vaccination complète des enfants avant leur premier anniversaire.

Excellence Monsieur le Ministre, Chers participants,

Parmi ces cinq Pratiques Familiales Essentielles la province Orientale et le Maniema focalisent leurs efforts à la lutte contre le paludisme. D’où le démarrage, depuis décembre 2009, de l’importante campagne de distribution gratuite de plus de Cinq Millions Cinq Cent Mille Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide auprès des ménages. Comme nous le savons tous, cette campagne constitue l’un des moyens les plus efficaces et les plus économiques  de lutte contre le paludisme.

En effet, le paludisme demeure l’un des problèmes majeurs de santé publique en République Démocratique du Congo. Chaque année, on enregistre au moins 24 millions de cas de paludisme et environ 180.000 décès dus à cette maladie. En outre, le paludisme est un fardeau socioéconomique qui engendre un manque à gagner évalué à plusieurs millions de dollars des Etats-Unis liés aux coûts élevés de la prise en charge de la maladie.

Fort heureusement, grâce aux études menées, il est démontré que la seule utilisation de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticide, avec une couverture de 80 %, peut réduire la morbidité de 50 % et la mortalité de 18 % en particulier chez les enfants de moins de cinq ans. Du reste, pour faire reculer le Paludisme dans la province, au moins 80% de personnes à risque de cette pathologie devraient dormir sous la Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide.

C’est pourquoi, il nous faut travailler tous ensemble – Gouvernement, Organisations à Base Communautaire, UNICEF  et autres partenaires clés – de sorte à augmenter le taux d’utilisation de la Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide dans le  pays en général et dans les provinces Orientale et Maniema en particulier.

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’intérêt que l’UNICEF porte au partenariat – entre autres - avec les 5 cinq principales confessions religieuses du pays qui sont :
• L’Eglise Catholique en RDC
• L’Eglise du Christ au Congo (ECC)
• L’Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par Son Envoyé Spécial Simon Kimbangu
• L’Eglise du Réveil du Congo
• La Communauté Islamique en RDC

Considérant le rôle combien efficace des confessions religieuses dans l’encadrement et l’accompagnement des familles, vous conviendrez avec moi que ce partenariat permettra, à n’en point douter, d’aller rapidement à l’échelle et de contribuer à améliorer les indicateurs de survie de l’enfant en RDC et dans la province Orientale.  Ce partenariat permettra de bâtir une communication à long terme, durable, porteuse de résultats et d’impact, avec une adoption effective par les ménages et les familles des Pratiques Familiales Essentielles. Grâce aux confessions religieuses, il est possible d’atteindre au moins cinquante pour cent d’individus dans la province.

Excellence Monsieur le Ministre,
L'UNICEF est déterminé à soutenir les efforts du Gouvernement provincial pour aller au-delà du centre de santé et apporter dans les communautés et les foyers les connaissances, le savoir-faire et les services de base en matière de survie et de développement de l’enfant.
Chers délégués de confessions religieuses,
La promotion des Pratiques Familiales Essentielles sera une tâche passionnante qui nécessitera des compétences, une action et des moyens au niveau des foyers. C’est pourquoi, l’atelier  qui commence ce jour est une opportunité majeure de formation sur la Stratégie Africaine pour la Survie et le Développement de l’Enfant, la Communication pour le Développement, l’élaboration de plans d’action ainsi que le développement d’une cartographie sur les réseaux et canaux de communication propres a chaque confession religieuse.
Voilà, Excellence Monsieur le Ministre de la Culture, représentant Madame le Ministre de la Santé, distingués invités, chers participants, ce que l’UNICEF, à travers un partenariat solide et durable avec les confessions religieuses, envisage d’apporter comme contribution dans le combat contre la mortalité des enfants de moins de 5 ans en RDC et dans la province Orientale.

Je vous remercie.

 

 
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