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Discours officiels

Discours du Représentant de l’inter agence prononcé par Madame Barbara BENTEIN, Représentante de l’UNICEF en RDC, pour la 3ème édition de la Semaine Africaine de Vaccination à Kinshasa

Discours officiels 2012

 

La Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman se trouve pendant cinq jours en République démocratique du Congo pour évaluer la situation des femmes et des enfants dans ce qui est largement considéré comme la pire crise humanitaire en Afrique.

BUKAVU, RDC, 27 août 2009 -  La Directrice générale de l'UNICEF, Ann M. Veneman, s'est entretenue avec des victimes de viols et de violences dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo. Il y avait parmi elles une jeune fille de 15 ans, déjà rencontrée par Ann M. Veneman en 2006, lors de sa première visite dans ce pays frappé par la pauvreté et ravagé par la guerre.
« En 2006, j'ai rencontré une fille de 12 ans qui avait été agressée et brutalement violée par quatre hommes, » a rappelé Mme Veneman. « Depuis, j'ai toujours gardé son histoire présente à l'esprit. Trois années se sont écoulées, elle est percluse de douleurs physiques et même davantage, j'ai vu dans ses yeux une angoisse qui brise le cour. »
Elle ne peut pas aller en classe ni se permettre de consulter un médecin. Elle est soignée par des femmes de sa communauté, qui ont la bonté de lui fournir un abri. Mais parfois il leur est impossible de la nourrir.
« Il y a trois ans, elle m'a dit qu'elle souhaitait devenir religieuse lorsqu'elle serait grande, » a raconté Mme Veneman. « Aujourd'hui, lorsque je lui ai posé la question, elle m'a répondu que son but dans la vie restait le même . Son choix en dit long sur sa situation. »

Mme Veneman a visité l'Hôpital Panzi, un établissement auquel l'UNICEF apporte son appui, spécialisé dans le traitement des victimes de violences sexuelles. Son fondateur et directeur, le Dr Denis Mukwege, a rejoint Mme Veneman qui s'est entretenue avec des patients et le personnel dévoué. Ce centre qui sauve des vies prodigue non seulement des soins médicaux mais constitue également un havre de sécurité pour les innombrables victimes de viols et de tortures.
Mme Veneman, à l'hôpital, a parlé avec une jeune femme qui s'appelle Mapensa, ce qui signifie 'Love' en swahili. La honte et le désespoir causés par les violences sexuelles font qu'il est dur pour Mapensa de mener une vie en rapport avec la beauté de son nom.
« Cette jeune femme m'a dit qu'elle avait été violée de nombreuses fois, il y a un an, » indique Mme Veneman. « Ce qui m'a choquée encore davantage, c'est qu'elle m'a précisé qu'après qu'un premier soldat l'ait violée, un second soldat a sorti un morceau d'étoffe de sa poche et l'a essuyée, puis l'a violée. Cette scène s'est reproduite de multiples fois. »
Elle s'est rétablie physiquement mais les traces psychologiques demeurent. Puis, en juin 2009, des soldats sont à nouveau venus dans son village. Elle a raconté, dans des sanglots incontrôlables, qu'elle avait été à nouveau violée.
« Passer deux fois par ces épreuves est suffisamment horrible, » a dit Mme Veneman, « mais ce qu'elle a ajouté m'a brisé le cour ...son mari s'est détourné d'elle et lui a déclaré qu'il ne voulait plus vivre ensemble après qu'elle ait été violée tant de fois. »
Le Dr Mukwege de l'Hôpital Panzi a soigné Mapensa et lui a assuré qu'elle n'était plus en danger et qu'on allait s'occuper d'elle. « N'ayez pas honte, ils ont essayé de vous détruire mais ils ont échoué. Ce sont eux qui devraient avoir honte. »
La guerre a commencé en 1998 et elle aurait fait cinq millions de morts.
Bien qu'elle ait pris fin officiellement en 2003, les viols et les violences se poursuivent dans cette région de conflits généralisés.
« La violence sexuelle va marquer la prochaine génération, » a déclaré Mme Veneman. « Ces femmes et ces enfants doivent se débrouiller eux-mêmes, étant abandonnés par leur famille et leur communauté. Il est crucial d'installer la sécurité dans cette région, pour que ces femmes soient en mesure d'avoir un revenu leur permettant de venir en aide à leur famille. »
Les fondations de l'espoir sont en train d'être posées dans la Cité de la Joie, un programme conjoint de l'UNICEF, Panzi, et V-Day, un mouvement mondial qui a pour objectif de mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. La Cité de la Joie va directement venir en aide aux survivantes de viols en offrant un refuge à celles qui n'ont pu retourner dans leur famille et leur communauté. La Cité de la Joie va apporter des opportunités de soins, d'éducation de revenus.
A propos de l'UNICEF :
L'UNICEF est à pied d'oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l'accès à de l'eau potable et à des moyens d'assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L'UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.
Pour de plus amples informations :
Patrick McCormick, UNICEF New York
Tél. : + 1 212 326 7426;
Courriel : pmccormick@unicef.org

 

 
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