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Communique de Presse

 

Communique de Presse

In early August 2015, Laetitia Malira, 14, stands in what remains of an abandoned classroom near the Mugunga site for internally displaced people, on the outskirts of the city of Goma, in the province of North Kivu.
© UNICEF/UNI195615/Batumike
Août 2015, Laetitia Malira, 14, se trouve dans ce qui reste d'une salle de classe abandonnée près du site de Mugunga pour les personnes déplacées à la périphérie de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu.

 À l’approche du Sommet humanitaire mondial, l’agence de l’ONU pour les enfants demande des mesures de  protection pour les écoles et les hôpitaux 

NEW YORK, 19 mai 2016 – En moyenne, quatre écoles ou hôpitaux par jour sont attaqués ou occupés par des forces et des groupes armés selon une analyse de l’UNICEF publiée à l’approche du Sommet humanitaire mondial.

Ces conclusions, tirées du tout dernier Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits, font suite aux récentes attaques menées contre des écoles, des établissements de soins et du personnel dont, notamment, le bombardement d’écoles aux Yémen et l’attaque d’un hôpital d’Alep, en Syrie, le 27 avril, où au moins cinquante personnes ont été tuées avec, parmi elles, un des derniers pédiatres de la région.   

« Des enfants sont tués, blessés ou rendus invalides à vie dans les endroits mêmes où ils devraient être protégés et se sentir en sécurité », a déclaré Afshan Khan, Directrice des programmes d’urgence de l’UNICEF.

« Les attaques contre les écoles et les hôpitaux pendant un conflit constituent un tendance alarmante et honteuse. Des frappes intentionnelles et directes sur ces établissements ainsi que sur du personnel soignant et des enseignants peuvent être des crimes de guerre. Les gouvernements et les différents intervenants doivent de toute urgence protéger les écoles et les hôpitaux en faisant respecter les dispositions du droit humanitaire international et du droit international des droits de l’homme ; les États doivent également signer la Déclaration pour des écoles sûres[i]. »

Les attaques contre les écoles et les hôpitaux sont une des atteintes graves portées aux enfants identifiées et prises en compte par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le dernier Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits a fait état en 2014 de plus de 1500 cas d’attaques sur des écoles et des hôpitaux ou de leur utilisation militaire :

·         En Afghanistan 163 écoles et 38 établissements de soins ont été attaqués.

·         En Syrie, 60 attaques contre des établissements scolaires ont été enregistrées ainsi que neuf cas d’utilisation militaire et 28 attaques contre des établissements de soins.   

·         Au Yémen, 92 écoles ont été utilisées à des fins militaires par les forces et les groupes armés.

·         Au Soudan du Sud, il y a eu sept cas d’attaques contre des écoles et 60 cas relatifs à une utilisation militaire. 

·         Un total de 543 établissements scolaires ont été endommagés ou détruits dans l’État de Palestine et trois attaques ont été rapportées dans des écoles israéliennes.

·         Selon les autorités responsables de l’éducation du nord-est du Nigéria, un total de 338 écoles y ont été détruites ou endommagées entre 2012 et 2014.

L’an dernier, le dispositif de surveillance de l’ONU a également permis de rapporter ce qu’on appelle « attaques à double impact », voire « à triple impact », sur des établissements de soins dans lesquels des civils et les premiers secours arrivant sur place ont été attaqués.

Outre les attaques contre des édifices, les conflits ont d’autres conséquences importantes pour l’éducation des enfants et les soins de santé. En Syrie, par exemple, tout comme les attaques contre les hôpitaux, le retrait des trousses médicales et des fournitures chirurgicales des convois humanitaires, les restrictions portant sur les évacuations sanitaires et les meurtres de membres du personnel médical font que l’accès aux soins de santé dans les zones concernées, d’une importance vitale pour la population civile, diminue de jour en jour.  

« Des enfants sont enlevés de leurs écoles dans des circonstances atroces dans des pays comme le Nigéria ou le Soudan du Sud tandis que d’autres sont violés ou recrutés et utilisés comme enfants soldats », a dit Afshan Khan.

Le tout premier Sommet humanitaire mondial se déroulera à Istanbul les 23 et 24 mai. Les dirigeants internationaux discuteront des meilleurs moyens d’intervention lors de crises humanitaires majeures et de la meilleure façon d’être préparé pour faire face aux défis de l’avenir.  

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Note au sujet de la République Démocratique du Congo

En République Démocratique du Congo, près de quatre millions d’enfants sont touchés par les conflits, particulièrement dans les provinces de l'Est du pays. Depuis près de vingt ans, les conflits sont récurrents en RDC, et ont eu des  conséquences sur la scolarité des enfants. De mars 2015 à mars 2016, 284 établissements scolaires ont été endommagés ou détruits en RDC suite aux conflits. Ces conflits menacent non seulement le bien-être des enfants mais aussi  l'avenir de toute une génération, principalement les filles, qui sont les plus touchées. L’un des défis en RDC est le sous financement du programme Education dans les Urgences. Pourtant l’éducation est un droit pour chaque enfant. Ainsi, investir dans l'éducation  permet aux enfants d’acquérir les compétences et le sens de  responsabilité civique, valeurs essentielles pour reconstruire leurs sociétés et surmonter les traumatismes psychologiques causés par les conflits.

         

Perrine Piton UNICEF DRC B11C
© Perrine Piton UNICEF DRC

Note aux rédactions :

Des interviews depuis les pays touchés par des crises humanitaires et depuis le siège de l’UNICEF à New York sont disponibles. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Rose Foley, UNICEF New York, tél : + 1 917 340 2582, rfoley@unicef.org

Yves Willemot, UNICEF RDC, tél: +243 81 88 46 746, ywillemot@unicef.org

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action, veuillez consulter le site : www.unicef.org/french  

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La Déclaration pour des écoles sûres, élaborée à travers des consultations au niveau national menées par la Norvège et l’Argentine à Genève durant la première moitié de 2015, offre aux États la possibilité d’exprimer un large soutien politique en faveur de la protection et de la poursuite de l’enseignement dans les situations de conflit armé ; elle est l’outil permettant aux États d’entériner les Lignes directrices pour la protection des écoles et des universités de l’utilisation militaire durant les conflits armés et de s’engager à la mettre en œuvre. La Déclaration a été ouverte à l’approbation lors de la Conférence d’Oslo sur la sécurité dans les écoles organisée par le Ministère norvégien des affaires étrangères le 29 mai 2015. Un premier groupe de trente-sept États l’a entérinée à cette occasion et, depuis, leur nombre s’est accru.   

Les États suivants ont entériné la Déclaration pour des écoles sûres (en date du 27 avril 2016) :

Afghanistan, Afrique du Sud, Argentine, Autriche, Brésil, Bulgarie, Chili, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Espagne,  Équateur, Finlande, Géorgie, Grèce, Honduras, Islande, Irlande, Italie, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Liban, Liberia, Liechtenstein, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Monténégro, Mozambique, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Palestine, Panama, Paraguay, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Qatar, République centrafricaine, République tchèque, Sierra Leone, Slovénie, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Suède, Suisse, Tchad, Uruguay, Zambie.

 

 
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