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19 Consultant(e)s Nationaux (ales) en Communication PEV/Polio

Type de contrat   : SSA, 11 mois
Lieux d’affectation  : Kikwit, Kenge, Kabalo, Ankoro, Kongolo, Nyunzu, Manono, Bukama,  Mbanza-Ngungu, Mbuji-Mayi, Lodja, Thikapa, Kindu, Mbandaka, Gemena, Boende, Bunia, Buta, Isiro

Avis de Vacance n° : VN/2012/SSA/007
Equivalent   : NO-B
Date de clôture de la publication : 5 mars 2012

1. Contexte et justification

En RDC, la circulation du PVS était interrompue de 2001 à 2005. Malheureusement, la persistance d’un grand nombre d’enfants non ou insuffisamment vaccinés en routine a été à la base de la réintroduction du PVS dans le pays en février 2006 à partir de l’Angola. Depuis lors, des cas de PVS sont confirmés chaque année à travers le pays : 13 cas en 2006, 41 cas en 2007, 5 cas en 2008, 3 cas en 2009.

En 2010,  la RDC a enregistré 100 cas de polio, et en 2011, 92 cas de polio ont été notifiés.

A ce  début de 2012, le pays compte  deux épicentres de l'épidémie. Le premier se situe entre les zones de sante de  Kimvula (Bas Congo)  et de Popokabaka (Bandundu) ou ont été notifies respectivement 16 et 10 cas et le second au Nord Katanga (12 cas) - Maniema (1cas) . Les derniers cas ont été  notifié en décembre 2011 dans les zones de Santé de Nyunzu et d'Ankoro (Katanga) et de Lusangi (Maniema).

La situation dans les autres provinces est sous contrôle, mais nécessite encore une vigilance accrue, avec les derniers cas enregistrés en Janvier 2011au Kasaï Occidental et en mai  2011 à Kinshasa

Le Ministère de la santé publique a développé en 2011, avec l’appui de ses partenaires, un  Plan d’urgence pour l’interruption de la circulation des PVS en RDC fin septembre de la même année. Cependant, cet objectif n’ayant pas été atteint, le plan d’urgence continuera à être mis en œuvre en 2012.

Le PEV de routine, qui a pour cible les enfants âgés de 0-11 mois, devrait permettre une maitrise de l’éclosion des épidémies, et donc de la circulation du Polio Virus Sauvage.  Cependant, plusieurs  ZS du pays ont des couvertures avec VPO3 de moins de 70%, selon le MICS III.  Malheureusement, ceci rend la population particulièrement vulnérable, parce que trop peu ont bénéficié de la vaccination complète contre les maladies de l’enfance.

La vaccination en RD CONGO est caractérisée par une faible demande pour les vaccins, la faible implication des communautés locales et un nombre important des cas de refus, surtout pour des raisons de croyances religieux, mais aussi à cause de la répétition des campagnes et la survenue c d'autres épidémies (conjonctivite, choléra, rougeole), qui ont  généré des rumeurs et une résistance accrue.

A cela, il faut aussi associer la faible qualité des AVS et un nombre important des enfants manqués par les vaccinateurs.  Pendant le dernier passage des JNV organisé en octobre 2011  entre 9 et 14% des enfants n’ont pas été atteints, selon les résultats du monitorage indépendant.
En analyse poussée de la situation, le monitoring indépendant des AVS/Polio montre que  si le niveau d’information de parents a atteint un niveau acceptable, soit plus de 90 % sur le plan national, dans certaines provinces,  notamment à Kinshasa, au Katanga et en Province Orientale, les parents ont toujours un déficit de connaissance ( le taux varie entre 84 et 88 %).

Quant à l’acception de la vaccination contre la polio, elle pose toujours problème. En effet, environ 16 % des enfants non vaccinés lors des JNV d’octobre 2011 l’ont été suite au refus de leurs parents. En outre, le monitorage a montré que 40 % des enfants non vaccinés lors de cette campagne national étaient absents lors du passage des équipes à leur domicile. Or, une étude en cours de finalisation montre que la plupart de cas d’absence de parents lors des campagnes de vaccination sont une forme camouflée de refus.

Par ailleurs, le monitorage a aussi montré une diversification de sources d’information et de canaux de communication au cours des JNV d’octobre 2011. Les 5 meilleurs canaux ont été les mobilisateurs (51%), la radio (17%), les vaccinateurs (14%), les églises (13%) et la TV (5%).

Cependant, un renforcement des capacités des vaccinateurs et de mobilisateurs sociaux, qui touchent tous les ménages par le porte-à-porte demeure  nécessaire, non seulement pour l’information sur les AVS, mais aussi pour la promotion de l’hygiène et de la salubrité publique  dans le contexte de prévention de la polio, et la création de la demande pour  le PEV de routine et l’utilisation des services de santé. Ils existent des grandes réserves de mobilisation sociale et de l’information de la population par les églises et mosquées, étant donné leur grande présence en RD.CONGO. Le plan de communication prend en compte cette analyse et dégage des actions spécifiques ciblant les confessions religieuses.

Les rapports de différentes commissions de mobilisation sociale montrent que même si de progrès ont été réalisés dans la gestion de résistance, il  reste toujours un nombre important de groupes hostiles aux activités de santé en général et de vaccination en particulier, notamment au Tanganyika. Parmi les groupes les plus hostiles, on peut citer les différentes confréries  des Kitawala et l’Eglise des Noires. 

Cependant, l’analyse a aussi permis de noter plusieurs atouts dont dispose la RD CONGO :
- La présence des chargés de communication pour la santé et pour la vaccination à tous les niveaux,
- L’existence des structures de participation communautaire,
- La collaboration avec les grandes églises traditionnelles dans le domaine de la promotion de la sante,
- Une présence importante des medias avec des réseaux élargies des radios et télévisions.
- L’existence des nombreuses associations et ONGs, qui peuvent être mobilisées pour la communication ;
- L’existence des Villages assainies dans les zones rurales et péri-urbaines, avec une capacité de mobilisation pour la promotion de l’hygiène et prévention de la polio.

Le renforcement de la communication pour la vaccination, notamment pour la création d’un demande durable pour l’immunisation de routine et de la communication contre la polio en RD CONGO nécessite la mise en commun des efforts de toutes les différentes couches de la  population, l’engagement  des leaders et autres personnes influentes, des autorités et de tous les groupes sociaux du pays à travers les activités de sensibilisation et de mobilisation de masse. Une supervision et suivi permanent sur le terrain est nécessaire pour assurer la qualité de la planification, le renforcement des capacités de mobilisateurs, de assurer la coopération et coordination avec les autres partenaires, notamment non-gouvernementaux  dans les provinces.   

C’est dans cette perspective que les 19 consultant(e)s nationaux (les) en Communication seront recrutées.

2.  Activités et tâches des consultants

Sous la supervision générale du Spécialiste Communication pour le Développement/Polio, et sous la supervision directe de l’Administrateur Survie du Bureau provincial, en lien programmatique avec le Chef du Projet Immunisation à Kinshasa, les Spécialistes Survie et Communication pour le Développement de la Zone, les consultants devront apporter un appui à la planification, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des activités de communication au niveau des province/antennes ainsi que des zones de santé concernées dans le cadre du programme élargi de vaccination en général, des Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite, du PEV systématique et de la surveillance en particulier. Ils rempliront plusieurs tâches avant, pendant et après la campagne.

De façon détaillée, les consultants rempliront plusieurs tâches ci-après :

Planification et coordination :

1. Dès la prise de fonction, élaborer un plan de travail en prenant pour la promotion de l’immunisation. Le plan prendra en compte l’immunisation de routine, les campagnes, promotion de l’hygiène et communication dans le cadre de surveillance, avec focus sur les Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite.  Le plan sera élaboré en consultation avec tous les programmes d’UNICEF dans la zone/province/district.
2. Appuyer la commission MOSO de province/district dans l’élaboration ou révision du plan de travail et l’élaboration des plans de communication consolidés au niveau provincial, avec focus sur la communication interpersonnelle, la participation communautaire et l’utilisation des radios de proximité
3. Appuyer le développement des micro-plans de communication des ZS, basés sur l’analyse des défis et des opportunités identifiés lors du diagnostic communautaire au niveau opérationnel
4. Identifier les nouveaux partenaires dans la mise en œuvre des plans de communication et inciter la participation des acteurs de la communication aux réunions des comités de coordination à tous les niveaux
5. Développer des initiatives devant conduire à l’appropriation progressive des activités de la vaccination par les communautés locales et stimuler la participation des leaders communautaires  à la mobilisation de la population en faveur de la vaccination.

Renforcement des capacités
6. Renforcer les capacités en communication des comités de mobilisation sociale  à tous les niveaux en prenant en compte les particularités de chaque zone de santé.
7. Organiser et suivre les formations et les briefings en communication pour les mobilisateurs et prestataires.

Mise en œuvre des activités de communication
8. Appuyer le plaidoyer et la sensibilisation en faveur du PEV systématique et de la surveillance des maladies.
9. Appuyer  une cartographie des groupes de population a risque et résistants.
10. Appuyer les activités de communication dans les Aires de santé d’accès difficiles
11. Appuyer la promotion des pratiques-clés pour la santé et le développement des enfants
12. Appuyer les initiatives de mobilisation des ressources financières locales en appui à la campagne
13. Appuyer les zones de santé dans la mise en œuvre des micro-plans élaborés.

Suivi et évaluation
14. Développer et  mettre en œuvre un plan de surveillance à base communautaire, avec accent sur la reconnaissance des cas des PFA par la population et les méthodes de rapportage des cas suspects aux centres de santé/personnes appropriés.
15. Organiser la supervision des campagnes, en priorité dans les zones de santé à problème, avec accent sur les zones de santé avec  populations spéciales et  cas de  résistances
16. Appuyer l’évaluation des activités de la campagne au niveau des districts et des zones de santé concernés.
17. Documenter les expériences de communication dans le cadre de la promotion de l’immunisation et de la lutte contre la polio.
18. Rédiger des rapports mensuels et finals d’activités comprenant des expériences originales de mobilisation sociale et les leçons apprises, la gestion des résistances, des rumeurs et des fonds mobilisés localement.
3.  Résultats attendus

• Les zones de santé, en particulier celles à haut risque de polio, disposent de micro-plans couvrant les trois (3) composantes du PEV et basés sur les données épidémiologiques et socio-anthropologiques collectées lors des diagnostics communautaires et des analyses comportementales.

• Une meilleure fréquentation des sites de vaccination et une meilleure acceptation de la vaccination en général et de la vaccination contre la poliomyélite en particulier par les populations des provinces concernées,

• Les populations spéciales, les rumeurs et les résistances à la vaccination anti-polio sont correctement gérées.

• Outre la vaccination, les quatre autres Pratiques Familiales Essentielles (PFE), à savoir l’allaitement maternel exclusif (AME), le lavage correcte des mains, l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide (MILDA) et la prise en charge de la diarrhée à domicile, sont promues et suivies dans le district/province.

• Le rapport final des activités est élaboré, avec une analyse détaillée des forces, des défis et des opportunités dans le domaine de la communication et de la mobilisation sociale.
4.  Qualifications et connaissances
• Etre de nationalité congolaise
• Etre titulaire d’un diplôme supérieur (Licence) en Communication sociale, en sciences sociales ou dans un domaine connexe.
• Avoir une bonne expérience d’au moins 5 ans dans la communication, mobilisation sociale et participation communautaire en faveur de la vaccination serait un atout majeur.
• Avoir une bonne connaissance de la politique nationale de santé
• Avoir une bonne connaissance des réalités locales.
• Pouvoir  travailler dans un environnement international et multiculturel.
• Pouvoir travailler de façon indépendante et en équipe.
• Avoir de  bonnes aptitudes en communication.
• Avoir une très bonne connaissance des langues locales de la province d’intervention.
• Pouvoir maîtriser les logiciels de gestion de base de données (Excel et Word sous Windows)

Les dossiers de candidature devront comprendre une lettre de motivation, un curriculum vitae détaillé, un formulaire P11 dûment complété et signé, les photocopies des diplômes et attestations des services rendus, les coordonnées de contact  telles que l’adresse physique, les numéros de téléphone fixe et cellulaires, les références et tout autre document renseignant sur la carrière du candidat.

Les dossiers seront adressés au Chargé des Ressources Humaines et envoyés à l’adresse électronique ci-après : kinshasahr@unicef.org ou déposés au Bureau de l’UNICEF Kinshasa, sis 372, Concession IMMOTEX - Avenue Colonel Mondjiba  Kinshasa/Ngaliema Loft 3  A Loft 12.

SEUL(E)S LES CANDIDAT(E)S RETENU(E)S SERONT CONVOQUE(E)S

N.B : Le formulaire P11 et autres informations sont disponibles sur le site UNICEF RDC (www.unicef.org/drcongo/french/)
Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées.

LES BUREAUX UNICEF SONT « NON FUMEURS »


 

 

 
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