Protection de l’enfant

Programme : Protection de l'Enfant

 

Programme : Protection de l'Enfant

© UNICEF/Djibouti/ Pirozzi/45.JPG

CONTEXTE
La « Protection » comprend la prévention et la lutte contre la violence, l’exploitation et les mauvais traitements infligés aux enfants. La protection des enfants est l’une des grandes préoccupations du droit international relatif à la protection des droits de l’homme.
A Djibouti, 10% des enfants ne sont pas enregistrés à la naissance et ne disposent donc pas d’acte de naissance. Cet acte constitue la preuve permanente et officielle de l’existence légale d’un enfant, condition essentielle à la réalisation de ses droits et besoins pratiques. L’acte de naissance garantit à l’enfant son identité, l’accès à des services de base, dont la vaccination, les soins de santé, l’inscription dans un établissement scolaire à l’âge qui convient. C’est aussi une condition essentielle pour protéger les enfants contre un large éventail de violations, comme le mariage précoce, le travail des enfants, le recrutement dans l’armée, la traite des enfants, à faire en sorte que les enfants en conflit avec la justice ne soient pas traités comme des adultes.
Environ 93% des femmes ont subi une mutilation génitale féminine (EDSF/PAPFAM,2002). Par mutilation génitales féminine/excision, on entend l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme pour des raisons culturelles ou tout autre motifs non thérapeutiques. Cette procédure peut comporter l’utilisation d’instruments non stérilisés, artisanaux, ou rudimentaires. Ces mutilations sexuelles, qui constituent une violation des droits de l’enfant, sont un acte dangereux tant physique que psychologique car il a des conséquences irréversibles sur le bien être et la santé des femmes.
 La situation des enfants rendus vulnérables par le VIH/SIDA est préoccupante. La pandémie ne menace pas seulement la santé et la survie des enfants, mais détruit également leurs familles et les prive de l’amour, des soins et de la protection de leurs parents. En effet, le nombre d’enfants devenus orphelins à cause du VIH s’élève à 5000 environ. Ceci représente 15% du total des orphelins du pays estimé à 33 000. Ils sont souvent pris en charge par les familles directes ou lointaines. Les possibilités de prise en charges des OEV restent minces en dehors de celles offertes dans un cadre familial. Pour certains cela s’explique par le fait que la culture djiboutienne a empêché pendant longtemps les communautés à envisager le placement des orphelins dans des institutions ou au sein des personnes qui ne sont membre de leur familles. Toutefois, depuis la crise socio-économique des années 90, la solidarité familiale s’effrite et la communauté reste souvent impuissante devant la situation.
ACTION
L’UNICEF soutient le gouvernement de Djibouti et plaide en faveur des enfants pour garantir un environnement protecteur. Les actions de l’UNICEF s’articulent autour des interventions de plaidoyer, de suivi de la mise en œuvre de la convention relative aux droits de l’enfant, de renforcement de capacités, d’harmonisation des législations à la convention relative aux droits de l’enfant, de développement de politique, stratégie et plan d’action, mise en œuvre d’un programme communautaire pour la promotion des droits humain avec l’appui d’une ONG internationale Tostan  afin de changer les attitudes et comportements vis-à-vis des MGF/E, offrir un paquet de service (éducation, santé, protection, appui nutritionnelle, formation pour les tuteurs etc..) aux enfants orphelins et vulnérables, éliminer les préjuger à l’égard des enfants séropositifs, promouvoir l’enregistrement des naissances. L’UNICEF favorise le renforcement du système d’information et de collecte des données, la programmation basé sur des évidences et encourage la collaboration entre les différents intervenants.
IMPACT
 Le tabou est déjà levé autour des MGF/E et il existe une loi qui condamne cette pratique. Le gouvernement de Djibouti dispose d’une stratégie nationale assortie d’un plan d’action quinquennal sur les MGF/Es, et la coordination multisectorielle est renforcée. Un programme conjoint UNFPA/UNICEF d’accélération de l’abandon des mutilations génitales féminines est mis en œuvre par différents institutions gouvernementales et ONG nationales et international. Il existe une prise de conscience de la question de l’enregistrement de naissance,et des enfants orphelins et vulnérable suite aux analyses de situation réalisés.
Les efforts à fournir dans les années à venir visent l’abandon des MGF/E, la jouissance du droit pour tous les enfants de disposer d’un acte de naissance ainsi que la prise en charge des OEVs.


 

 
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