Développement et survie de l’enfant

 

Programme : Survie et developpement du jeune enfant

© UNICEF/Djibouti/Rabemiafara/

Contexte

La situation des enfants de moins de 5 ans à Djibouti demeure préoccupante. Les résultats de l’enquête MICS/EDIM-2006 indiquent des taux de mortalité infantile et infanto juvénile élevés respectivement : 67 et 94 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les principales causes des décès des enfants sont les causes néonatales (infections, asphyxie et prématurité), les infections respiratoires aiguës (IRA), les maladies diarrhéiques, la malaria ainsi que la malnutrition.

La malnutrition frappe encore trop d’enfants en République de Djibouti. L’enquête EDIM réalisée en 2006 montre une prévalence de l’insuffisance pondérale de 28.9% chez les enfants de moins de 5 ans dont 10.3% d’insuffisance pondérale sévère. Le taux de retard de croissance est de 32.6% dont 19.7% de taux de retard de croissance sévère. La malnutrition aiguë est à 20.7% dont 7.5% de malnutrition aiguë sévère.
Comparée aux données de l’enquête PAPFAM de 2002, la situation nutritionnelle chez les enfants de moins de 5 ans s’est détériorée. Les principales causes de la malnutrition sont liées aux apports alimentaires inadéquats, l’insuffisance des pratiques de soins aux enfants, la faible hygiène du milieu et l’accès insuffisant aux soins médicaux. La pauvreté constitue le soubassement pour les problèmes alimentaires et nutritionnels.

Des progrès sont observés en matière de santé maternelle bien que beaucoup d’efforts restent à fournir pour atteindre l’objectif du Millénaire 5. Le ratio de mortalité maternelle est passé de 740 à 546 décès pour 100 000 naissances vivantes de 1996 à 2002 (Source : enquête djiboutienne sur la santé de la famille, 2002). Cependant, en dépit des progrès encourageants, le taux de mortalité maternelle de 546 décès pour 100.000 naissances vivantes classe Djibouti parmi les pays qui ont les taux de décès maternels les plus élevés en Afrique.
En ce qui concerne la situation du VIH / Sida à Djibouti, la proportion des femmes de 15-49 ans ayant une connaissance correcte (identifiant deux moyens de prévention et trois préjugés concernant la transmission du VIH) reste faible avec seulement 18 % en 2006. Depuis 2003, des efforts considérables ont été menés afin de mettre à l’échelle le programme de Prévention de la Transmission du VIH/Sida des Parents à l’Enfant (PTPE). Plus de 50% des structures de santé du pays offrent des services de protection de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, et la généralisation du programme dans les services de consultation prénatale se poursuit.

Néanmoins bien que près de 80 % des femmes acceptent le dépistage du VIH/Sida, une partie d’entre elles ne reviennent pas chercher les résultats. Parmi celles qui sont venues chercher leurs résultats, près de 30 % disparaissent après l’accouchement.  Même lorsqu’elles poursuivent le programme de la PTPE, la majorité des mères séropositives n’osent pas déclarer leur statut à leur époux de peur d’être rejetées par ces derniers. Le rejet et la stigmatisation montrent qu’il reste un important travail à faire en matière de mobilisation communautaire et de changement de comportement vis-à-vis de la maladie du Sida.

Une amélioration est observée dans le domaine de l’accès à l’eau potable mais des efforts importants sont à fournir pour réduire les disparités entre les milieux urbain et rural et en matière d’assainissement. La proportion des ménages ayant accès à une source d’eau potable améliorée est passée de 92 % en 2002 à 93.5 % en 2006 (EDIM). Toutefois, seulement 52.5% des ménages en milieu rural a accès à une source d’eau potable améliorée. La proportion de la population utilisant des sanitaires pour l’élimination des excréments est de 69% en milieu urbain et 17 % en milieu rural. La persistance du choléra et d’autres maladies de transmission oro-fécale témoigne de cette insuffisance de l’assainissement et des pratiques d’hygiène qui restent encore à améliorer.

Action


Un paquet d’interventions est mis en œuvre pour réduire les cas de mortalités néonatale, infantile et maternelle, notamment à travers : (i) la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides chez les enfants de moins de cinq ans, (ii) la pratique de l’allaitement maternel exclusif de 0 à 6 mois et d’une alimentation complémentaire adéquate, (iii) la prise en charge correcte des cas de diarrhée, la prise en charge des IRA par les antibiotiques, la prise en charge de la malnutrition aigue modérée et sévère, (iv) le lavage des mains au savon et la gestion correcte de l’eau et de l’assainissement, (v) l’amélioration du PEV de routine, de la consultation prénatale et de la planification familiale ; (vi) la prévention et le traitement de l’anémie ferriprive pendant la grossesse, (vii) la mise en place du programme PTPE au niveau des postes de santé et la prophylaxie au cotrimoxazole pour les femmes VIH+, (viii) le renforcement de la prise en charge de la malnutrition sévère en milieu hospitalier et la supplémentation en Vitamine A. (ix) le plaidoyer, la mobilisation sociale et la communication pour les changements de comportement.

Impact


• Le taux de mortalité infantile est réduit de 67 à 55 pour 1.000 naissances vivantes et le Taux de Mortalité des enfants de Moins de 5 ans (TMM5) de 94 à 85 pour 1000 naissances vivantes.
• Le taux de mortalité maternelle est réduit de 546 à 400 pour 100.000 naissances vivantes
• La transmission  du VIH de la mère à l’enfant est réduite de 50%

 

 

 

 
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