Les Enfants

La Petite Enfance (0-5 ans)

L’âge scolaire (6-12 ans)

L’adolescence (13-18 ans)

 

L’âge scolaire (6-12 ans)

© UNICEF/Djibouti/Pirozzi/51
La répartition entre filles et garçons inscrits à l’école reste depuis quelques années autour de respectivement 45 et 55 %.

Selon la loi votée en 2000, l’obligation scolaire commence à l’âge de six ans et se poursuit jusqu'à la seizième année. En réalité, seul un peu plus d’un enfant de 6 a 12 ans sur deux est actuellement scolarisé a Djibouti.

 Malgré les efforts consentis par le gouvernement djiboutien depuis le début des années 2000 dans l’amélioration de l’accès à l’école, avec l’appui des partenaires internationaux, dans la construction d’établissements scolaires, la répartition des écoles à travers le territoire reste problématique. En milieu rural, les établissements sont souvent si éloignés que les parents hésitent à laisser leurs enfants faire de longs trajets.

Dans le domaine de la qualité de l’éducation, aussi bien au niveau des enseignements que des cadres d’apprentissage, on note la persistance d’obstacles très lourds. En effet, si sur le papier, une classe comporte, en moyenne, une quarantaine d’élèves par enseignant, les classes débordent en réalité souvent d’enfants et l’on note encore un fort taux d’absentéisme des enseignants. De même, du fait d’une formation pédagogique assez courte, et d’une formation continue longtemps marginale, la qualité pédagogique de l’enseignement est souvent affectée. Le problème récurrent du manque de matériel pédagogique et de fournitures est résolu en partie par des dotations annuelles de kits, mais leur pérennité pose encore problème.

Par ailleurs, l’environnement scolaire n’est pas toujours motivant et suscite peu la rétention des écoliers. Ainsi, dans la plupart des écoles rurales, l’accès à l’eau potable et aux toilettes constitue des contraintes majeures.

Cette situation pénalise tout particulièrement les filles, les grandes absentes de l’école. Pour preuve, la répartition entre filles et garçons inscrits à l’école reste depuis quelques années autour de respectivement 45 et 55 %. L’analyse des obstacles à l’éducation des filles renvoie notamment à des causes liées à l’offre, qui souvent pénalise davantage les filles : l’éloignement des écoles avec des longs trajets peu sures, le manque d’infrastructures comme les latrines séparées garçons - filles ou l’accès à l’eau et d’autres sont des facteurs qui amènent les parents à opérer des choix.

 

 
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