Les Enfants

La Petite Enfance (0-5 ans)

L’âge scolaire (6-12 ans)

L’adolescence (13-18 ans)

 

La Petite Enfance (0-5 ans)

© UNICEF/Djibouti/Pirozzi/0024
Le premier droit de l’enfant, celui de bénéficier de l’enregistrement de naissance à l’Etat Civil, est encore trop souvent bafoué.

Une grande part de la survie de l’enfant à naître dépend des conditions dans lesquelles la mère vivra sa grossesse, de la qualité du suivi médical et des circonstances de l’accouchement : l’enfant djiboutien a plus de 50 fois plus de chance de perdre sa mère en couche qu’un enfant européen ou américain, du fait que près d’une femme sur deux ne réalise pas correctement ses visites prénatales, que celle-ci, ayant subi des mutilations génitales étant petite, court plus de risque de complication. Non informée de son statut sérologique, elle fait courir le risque de transmission du VIH à son enfant.

La probabilité de survie d’un enfant djiboutien jusqu’à son premier anniversaire est l’une des plus faibles de la région (près d’un enfant sur 10 décède avant un an), ainsi que celle des enfants de moins de cinq ans. Le premier droit de l’enfant, celui de bénéficier de l’enregistrement de naissance à l’Etat Civil, est encore trop souvent bafoué. Plus d’un enfant sur cinq ne dispose pas de l’acte de naissance, qui constitue une reconnaissance par l’Etat de l’existence de cet enfant, de son identité, de ses droits à la santé, la protection, et à tous les autres droits de l’enfant.

Malgré des progrès énormes accomplis ces dernières années dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination, près d’un enfant sur cinq ne bénéficie pas encore de cette protection minimale contre les principales maladies de l’enfant.

La pratique recommandée de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois est perturbée par certaines habitudes ancestrales de donner de l’eau sucrée ou du beurre de vache au nouveau né, ce qui favorise l’apparition des diarrhées et de la malnutrition.

Après la période d’allaitement maternel, le jeune enfant connaît une période très difficile entre 8 et 18 mois, avec la période de sevrage durant laquelle sévit le plus gravement la malnutrition. Celle-ci est une cause importante de mortalité des enfants et un facteur entravant leur bon développement, ayant des impacts irréversibles sur les capacités intellectuelles de l’individu.

A l’âge de trois ans, le jeune enfant, définitivement sevré, fait souvent l’objet d’une moindre attention, avec la naissance d’un frère ou d’une sœur. Faiblement stimulé par son entourage familial, c’est quelque fois une période de perte d’opportunité d’apprentissage et de développement langagier.

L’éducation préscolaire et autres programmes destinées à la petite enfance n’existent que très rarement. Quand ils existent, ils sont souvent gérés par le secteur privé et bénéficient à un petit nombre d’enfant. C’est en moyenne entre 2 et 5 ans, que les jeunes filles subissent les mutilations génitales féminines qui provoquent des complications sanitaires parfois graves, et des traumatismes importants chez elles.

Le faible accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène constitue enfin une cause importante des maladies de l’enfant, au premier rang desquelles la diarrhée, et de la mortalité des jeunes enfants. Le faible accès à l’eau potable constitue en particulier un problème crucial pour Djibouti surtout en milieu rural où il n’y a qu’une personne sur deux qui a accès à une source d’eau aménagée.

 

 
Search:

unite for children