L’UNICEF à Bouna : Une école et des enseignants de qualité pour une éducation post-crise
Par Parfait Kouassi BOUNA, mai 2007 – La dizaine d’écoles réhabilités et équipés par l’UNICEF, dans le département de Bouna attire les parents et les élèves. Grâce aux formations données aux enseignants par l’UNICEF, les notions de paix et de tolérance ainsi que du respect de l’autorité ont été introduit à l’école donnant naissance à l’espoir d’une école future moins violente. L’école primaire publique du village de Niandegué, (12 Km à l’Est de Bouna) a accueilli 147 écoliers cette année, contre 114, l’année dernière. « Après sa réhabilitation par l’UNICEF, beaucoup de parents ont envoyé leurs enfants dans notre école », affirme Alain Djekalé, le directeur de l’école du village. L’école de Niandegué avait non seulement un visage neuf, mais des enseignants titulaires y avaient pris fonction. « Les parents font plus confiance à une école quand il y a des enseignants titulaires », explique Djékalé. La qualité de l’éducation aux enfants est un souci de l’UNICEF qui a lancé le projet « espace convivial de paix et de tolérance ». Ce projet a permis de renforcer les capacités pédagogiques des enseignants, y compris les bénévoles, en compétence de base (français et calcul) ainsi qu’à la vie courante. « La formation aux compétences de la vie courante est très utile ; elle nous permet de mieux cerner les concepts de respect de l’autorité ainsi que de la paix et de la tolérance », affirme Ouattara Gbanassé, le directeur de l’école de Bromakoté-extension. Gbanassé estime qu’on enseigne mieux ce qu’on a soit même bien compris. En plus « c’est à bas âge que ces notions doivent être inculquées aux enfants », déclare t-il. Son école, fait partie des deux écoles qui composent le groupe scolaire de Bromakoté. Cette année, les deux écoles ont accueillis 534 écoliers contre moins de 250, en 2006. La réhabilitation de cette école de 12 classes, cette année, a favorisé la scolarisation d’une centaine de fillettes. Tirant profit des enseignements sur la paix et la tolérance donné par leurs maîtres, les écoliers ont mis sur pied un club de messager de la paix au sein de l’établissement. « Nous intervenons pour régler les palabres entre nos camarades et nous leur apprenons à être tolérant et pacifique », affirme Yannick Toho, 13 ans, membre de ce club. « Il y a quelques jours, un élève de CE2 se battait avec un autre de CE1. Nous avons été appelés par les autres élèves et nous les avons séparé », raconte-t-il. En réalité, la dizaine d’enfants qui composent le club et qui portent un brassard jaune, est encadré par une institutrice qui leur apprend, après les cours, à devenir des agents de paix au sein de l’école. « On explique à la maîtresse ce qu’on voit dans la journée et elle nous dit comment faire », explique Soro Oumar, 9 ans président du club. Aidés de leur encadreuse, ces écoliers ont composé un chant et un poème sur la paix et la tolérance à l’école. Bientôt, ils s’en serviront pour sensibiliser leurs camarades. Déjà, plusieurs écoliers ont une excellente image du club et auraient voulu être au nombre de leurs camarades qui le dirigent.
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