PROTECTION
Contexte
Action et impact de l’UNICEF La protection des enfants contre la violence, l'exploitation et la maltraitance fait partie intégrante de la protection de leurs droits à la survie, à la croissance et au développement. Les interventions de l’UNICEF se fondent sur les engagements de base de l'organisation, notamment la Convention relative aux droits des enfants, la Déclaration du millénaire, Un monde digne des enfants et d’autres accords internationaux sur les droits de l'homme.
Le programme de la protection des enfants et des adolescents de l’UNICEF Côte d’Ivoire comprend quatre projets :
L’UNICEF poursuit ses efforts dans le domaine de la réintégration des enfants ex-associés aux groupes armés. A cet effet, l’UNICEF coordonne la mobilisation de ressources financières qui permettront l’achat de kits d’installation et le développement de partenariats forts pour assurer le succès de la réintégration des enfants. A travers une approche holistique (assistance alimentaire et médicale, activités socio récréatives, prise en charge et suivi psychosocial), des activités de réintégration familiale, scolaire et socioprofessionnelle sont organisées dans les zones Centre, Nord et Ouest (CNO) ainsi que dans la zone Sud au profit de milliers d’enfants affectés par le conflit. Par ailleurs, l’UNICEF collabore étroitement avec d’autres agences de l’ONU qui sont activement impliquées dans l’exécution de la Résolution 1612 du Conseil de Sécurité qui préconise la création d'un mécanisme de surveillance et de communication concernant six violations graves des droits de l'enfant. Les différentes actions entreprises conjointement par l’UNICEF et l’ONUCI (les Nations Unies en Côte d’Ivoire) dans le cadre de la Résolution 1612 ont conduit les ex-rebelles ainsi que les milices progouvernementales à la signature d’engagements formels et de plans d’action contre l’utilisation d’enfants dans leurs rangs. Le respect des plans d’action et le dialogue régulier avec les parties au conflit ont conduit à une diminution continuelle de l’association des enfants aux forces armées et groupes armés : en 2007 il n’y a pas eu d’éléments de preuve étayés concernant le recrutement et l’utilisation actifs d’enfants par les groupes armés. L’UNICEF appuie également les activités de lutte contre les violences sexuelles et les pratiques traditionnelles néfastes, y compris les mutilations génitales féminines afin de sensibiliser les communautés sur la protection des enfants et des femmes contre les violences. Par ailleurs, des activités de mobilisation communautaire ainsi que de renforcement des capacités sont soutenues pour assurer la prise en charge des victimes de violences sexuelles et de pratiques traditionnelles néfastes. L’UNICEF préconise fortement la promotion de l’enregistrement des naissances, droit fondamental de tout individu et garantissant à tout enfant l’accès aux soins de santé, à l’éducation ainsi qu’à une identité et une nationalité et le protégeant, entre autre, du mariage précoce et du travail. En raison de la faiblesse des structures publiques dans les zones CNO, les initiatives privées et communautaires se sont multipliées ; toutefois, elles manquent souvent de capacités organisationnelles, structurelles et techniques. A cet effet, l’UNICEF a entrepris des formations quant aux problématiques majeures relatives à la protection afin de renforcer les capacités de l’ensemble de ses partenaires sur le terrain en matière de mobilisation communautaire, de réponses, de suivi de projets et de protection des enfants en situation d’urgence. De plus, compte tenu du processus de redéploiement de l’Administration, un accent particulier est mis sur le renforcement des capacités nationales dont un soutien aux structures des différents ministères pour renforcer les acquis et assurer la pérennité. JOURNEE DE L'ENFANT AFRICAIN
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