Atelier de réflexion sur les liens fonctionnels entre les écoles islamiques et l’école officielleAbidjan, le 9 mai 2008 – Les 13 et 14 mai prochain, une réflexion visant à établir des liens fonctionnels entre les écoles islamiques et l’école officielle sera initiée au cours d’un atelier financé par l’UNICEF. Ceci afin de permettre aux enfants fréquentant des structures d’éducation informelles d’accéder aux connaissances de base consignées dans les programmes des écoles officielles et suivre le cursus des structures officielles. UNICEF Côte d’Ivoire estime que plus d’un million d’enfants ont cessé d’aller à l’école du fait de la crise. Nombreux sont les enfants qui ont perdu toute opportunité d’accéder et/ou de retourner à l’école. Les filles particulièrement constituent une frange significative de cette population exclue. On retrouve la plupart de ces enfants dans des écoles coraniques ou medersa. Les effectifs les plus importants se retrouvent dans les zones Centre, Nord et Ouest. Des milliers d’enfants et d’adolescent(e)s fréquentent ces structures d’éducation non formelle qui n’ont aucune reconnaissance officielle et dont l’offre d’enseignement ne recoupe pas les connaissances et les compétences promues dans les curricula officiels. Comme telle, ces enfants sont des «exclus» du système national d’éducation. Par conséquent, l’éducation de ces enfants interpelle l’effort national pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement 2 et 3 relatifs à l’éducation universelle et à l’égalité des sexes et l’autonomisation. Toutefois, jusqu’ici l’effort national pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire en matière d’éducation est loin de produire les effets escomptés. Le taux net de scolarisation qui a stagné pendant 10 ans autour de 56% a chuté à 55% du fait de la crise socio politique. Ces chiffres rapportent en fait qu’un peu plus d’un enfant de 6-11 ans sur deux accède à l’école primaire. Les causes de ce faible accès sont économiques parce que l’école à un coût indéniable qui n’est pas à la portée du grand nombre. Elles sont aussi liées à la vision du monde et/ou à la représentation que certaines communautés ont de l’école formelle. Il en est ainsi des communautés musulmanes qui ne retrouvent pas toujours les valeurs de référence qui régulent l’éducation d’un enfant, notamment la jeune filles dans l’école formelle telle qu’elle existe aujourd’hui. Enfin, il y a l’insuffisance de l’offre d’éducation formelle qui oblige les parents à recourir à des formes alternatives d’éducation (écoles islamiques, écoles communautaires..) qui n’ont pas toujours de reconnaissance académique. Ainsi, au plan institutionnel, la gestion de l’éducation non formelle en Côte d’Ivoire comprenant les offres non officielles d’éducation doit être clarifiée. A priori on pourrait penser que toutes les questions de l’éducation relèvent du Ministère de l’Education Nationale en charge par ailleurs, du plan d’action nationale Education Pour Tous (PAN/EPT). Mais de fait, les structures assurant l’éducation non formelle, notamment les écoles coraniques, opèrent sous différentes tutelles institutionnelles ou simplement sans répondant institutionnel clairement identifié. Objectifs de l’atelier financé par l’UNICEF Pour ce faire, l’atelier recherchera à :
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Stéphanie Vidal, Administratrice Communication, UNICEF Côte d’Ivoire.
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