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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Pour la Journée mondiale contre le paludisme, l’UNICEF demande que l’on redouble d’efforts

New York, le 25 avril 2008 -  À l’occasion de la Journée mondiale contre le paludisme, l’UNICEF demande que l’on redouble d’efforts contre cette maladie.

« Il est inacceptable que le paludisme tue chaque année plus d’un million de personnes, en majorité des enfants, a dit Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. C’est une maladie que l’on peut prévenir et dont on peut guérir et contre laquelle on peut lutter avec des moustiquaires ou d’autres méthodes ayant fait leurs preuves dans le cadre de programmes communautaires intégrés. »

Le paludisme sévit de façon endémique dans 107 pays et territoires. C’est une « maladie sans frontières », le thème retenu pour cette première Journée mondiale contre le paludisme.

Grâce à une plus grande sensibilisation au paludisme dans le monde, les ressources disponibles ont augmenté de façon significative ces dernières années, par l’intermédiaire du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l’Initiative présidentielle américaine contre le paludisme, la Banque mondiale, l’UNICEF et d’autres. Ces fonds permettent à présent d’améliorer rapidement la couverture des interventions anti-paludiques et de les faire passer à plus grande échelle.

Depuis 2003, la plupart des pays africains ont adopté les polythérapies à base d'artémisinine ou ACT, recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) car elles sont plus efficaces. La production mondiale de l’ACT a augmenté de façon considérable : elle est passée de 4 millions de doses en 2004 à plus de 100 millions en 2006.

Dans seize des vingt pays africains pour lesquels des données tendancielles sont disponibles, l’utilisation des moustiquaires traitées à l’insecticide a triplé depuis 2000.

« L’Éthiopie a distribué 18 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable depuis 2005, et le Kenya en a distribué 10 millions au cours des cinq dernières années, a fait valoir Mme Veneman. C’est un succès et cela montre ce que l’on peut accomplir en menant des actions concertées.  Mais quelque 800 000 enfants africains meurent encore du paludisme chaque année, et il est clair qu’il reste encore beaucoup à faire.»

Pour contrôler le paludisme, il faut des interventions à bien plus grande échelle, un financement durable et une participation et une prise en charge par les communautés tout autant que des partenariats renforcés aux niveaux mondial, régional et national.

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Contexte

L'UNICEF est le plus gros acheteur et fournisseur de moustiquaires imprégnées d'insecticide dans le monde. En 2007, l'organisation en a acheté 18,8 millions, dont plus de 90 pour cent étaient imprégnées d’insecticide longue durée, ce qui élimine le besoin de les traiter régulièrement. Elles ont été distribuées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants dans le cadre de programmes intégrés qui comprennent les soins prénatals et la vaccination.

A propos de la Côte d’Ivoire
Le paludisme est la premiere raison de consultation et d’hospitalisation en Côte d’Ivoire. A travers le pays, environ 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans et 1 million de femmes enceintes sont exposés au paludisme. Les enfants sont victimes de une à six épisodes par année.
Le paludisme est une des premières causes de mortalité parmi les enfants. En effet, 63 000 enfants de moins de cinq ans meurent en moyenne chaque année dans les hôpitaux à cause du paludisme, i.e. chaque heure, environ sept enfants meurent du paludisme. Le paludisme represente 33 % de tous les décès survenant dans les hôpitaux. De plus, environ 50 % des pertes agricoles et 40 % de l’absenteisme scolaire sont dus au paludisme. 

La Côte d’Ivoire adhère aux objectifs du Partenariat pour faire reculer le paludisme, qui fait partie du Plan mondial de lutte contre le paludisme, visant à atteindre une couverture de protection et de traitements adéquats, dont les moustiquaires imprégnées d’insecticides de 80 % pour toutes les personnes à risque d’ici 2010 et les Objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015. En ce sens, le pays a adopté un Programme national de lutte contre le paludisme qui vise à accroître jusqu’à 60 % l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides par les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes d’ici la fin 2008. Seulement 3 % des enfants de moins de cinq ans dormaient sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide avant 2007 (MICS 2006).

L’UNICEF a appuyé le re-établissement des services de santé publique, dont la réhabilitation de centres de santé et l’approvisionnement de moustiquaires, de médicaments essentiels et de vaccins. En 2006 et 2007, l’organisation a appuyé la distribution de 661 200 moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. L’UNICEF a également contribué à l’approvisionnement en médicaments anti-paludéens permettant d’offrir un traitement adéquat aux enfants et aux femmes souffrant de paludisme.

Il est urgent d’appuyer la Côte d’Ivoire dans l’approvisionnement de médicaments et de moustiquaires pour pouvoir prévenir et traiter le paludisme de façon correcte et adéquate. Tous les cas de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans et chez les femmes enceintes devraient, dans une situation idéale, être traités dans les 48 heures suivant le début d’une fièvre.

L’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide reste la méthode la plus efficace pour prévenir le paludisme. L’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour les enfants dans les zones ou l’endémie du paludisme est stable permet (Lengeler 2000) :

  • La réduction de 50% des épisodes de paludisme sans complication
  • La réduction de 45% des épisodes sévères de paludisme
  • La réduction de l’anémie chez les enfants (le niveau d’hémoglobine monte à 0.76g/dl en moyenne)
  • La réduction de 30% de la splénomégalie
  • La réduction de 13% de la prévalence de la parasitémie


À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.


Pour de plus amples informations :
Stéphanie Vidal, Administratrice Communication, UNICEF Côte d’Ivoire. 
2121 8237  svidal@unicef.org

Chrystel Trazié, Assistante Communication, UNICEF Côte d’Ivoire.
06 251 581/ 2121 8214  ctrazie@unicef.org


 

 

 
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