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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Journée Internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines - Tolérance zéro envers l’excision

Abidjan, le 06 février 2007 – Le monde entier se mobilise aujourd’hui à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) dont l’excision. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)¹, entre 100 et 140 millions de femmes ont subi une forme quelconque de MGF/Excision.
La Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus touchés par la pratique de l’excision en Afrique de l’Ouest. Malgré la loi 98/757 du 23 décembre 1998 interdisant la pratique de l’excision en Côte d’Ivoire, l’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) 2006, estime à 36% le nombre de femmes excisées dans le pays avec 34% en milieu urbain et 38% en milieu rural.  
La pratique persiste donc avec les plus fortes prévalences² de 73,3% à l’Ouest du pays et de 87,9 % au Nord et Nord-Ouest du pays.

Les MGF dont l’excision, recouvrent un ensemble de pratiques aboutissant à l'ablation partielle ou totale ou à l’altération des organes génitaux féminins externes pour des raisons non médicales.
L’opération est généralement pratiquée sur des filles âgées de 4 à 14 ans ; elle est également exécutée sur les très jeunes filles, les femmes sur le point de se marier et parfois sur les femmes enceintes de leur premier enfant ou qui viennent de donner naissance².
Souvent pratiquée par des praticiens traditionnels comme les exciseuses et les accoucheuses, l’opération se fait sans anesthésie avec des ciseaux, des lames de rasoir ou des couteaux.
L’intervention est toujours traumatisante avec des complications telles que les douleurs, l’état de choc, les difficultés pendant l’accouchement et même la mort.
 
« L’excision est une violation fondamentale des droits humains. La lutte contre l'excision est complexe et son impact ne sera visible que lorsque qu’on parviendra à rompre le consensus social et communautaire forgé autour de cette pratique traditionnelle néfaste», déclare Sylvie Dossou, Représentante a.i. de l’UNICEF en Côte d’Ivoire.

Les MGF/Excision violent des droits fondamentaux des filles et des femmes qui sont (i) le droit à l’intégrité physique et psychologique, (ii) le droit à être protégé contre toute forme de violence et de discrimination (iii) et, dans les cas les plus extrêmes, le droit à la vie.
Ces pratiques traditionnelles néfastes sont un exemple extrême de discrimination basée sur le genre.

Depuis plusieurs années, l’UNICEF et ses partenaires s’intéressent au problème des MGF/Excision en Côte d’Ivoire avec pour objectif d’éliminer la pratique de l’excision dans le pays. Leurs actions principales consistent à :

  • Amener les populations des villes et villages cibles à une prise de conscience et à un changement de comportement  vis-à-vis de l’excision ;
  • Renforcer les capacités des principaux intervenants afin que les communautés prennent en charge les efforts d’abandon de l’excision ;
  • Identifier les filles en âge d’être excisées dans les zones d’intervention lorsque cela est possible afin de mener des actions spécifiques d’éducation, de protection et de prévention ;
  • Identifier les exciseuses et les sensibiliser à la nécessité d’abandonner l’excision ;

“Si certaines pratiques culturelles peuvent paraître irrationnelles ou destructrices de l’extérieur, elles ont une signification et une fonction particulières pour ceux qui les respectent. Cela dit, la culture n’est pas figée, elle doit constamment faire l’objet d’adaptations et de réformes. Les populations modifieront leurs comportements lorsqu’elles comprendront que ces pratiques sont dangereuses et avilissantes et lorsqu’elles parviendront à la conclusion qu’il est possible d’y renoncer sans abandonner des aspects importants de leur culture”

Mutilation Génitale Féminine - Une déclaration conjointe OMS/UNICEF/FNUAP, Organisation Mondiale de la Santé, Genève, 1997.

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¹ OMS 2000 
² MICS 2006

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Pour de plus amples informations :
Alexandra Westerbeek, Chargée de Communication, UNICEF Côte d’Ivoire. 
05572178 / 2121 1812  awesterbeek@unicef.org

Chrystel Trazié-Menan, Assistante Communication, UNICEF Côte d’Ivoire.
06251581/ 21218214  ctrazie@unicef.org

 

 

 

 

Spot radio - 6 février, Journée internationale de lutte contres les mutilations génitales féminines

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