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COMMUNIQUE DE PRESSE

DECLARATION OFFICIELLE

 

Rencontre de promotion et de plaidoyer pour l’éducation des filles en Côte d’Ivoire

Allocution de Monsieur Youssouf Oomar, Représentant-Résident

Abidjan, le 05 juillet 2007

• Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
• Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
• Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation en Côte d’Ivoire,
• Honorables invités,

Je suis particulièrement heureux de vous saluer au nom des Agences du Système des Nations Unies qui accompagnent l’effort national pour le respect du droit de tous les enfants à une éducation de base de qualité en Côte d’Ivoire.

La problématique de l’éducation pour tous est un défi que la communauté internationale s’est engagée à relever. C’est pourquoi il est inscrit comme un des principaux Objectifs du Millénaire (OMD2).

Cependant, l’atteinte de cet objectif ne permet pas à lui seul d’atteindre l’objectif de réduction de la pauvreté que nous souhaitons atteindre en 2015. C’est pour cela qu’un effort particulier doit être fait pour assurer que les filles qui constituent l’un des groupes les plus vulnérables aient accès à l’éducation et qu’elles prennent la place qui est la leur dans la société (OMD3).

C’est ici le lieu, Monsieur le Ministre, de saluer votre engagement à poursuivre les efforts initiés pour assurer à tous les enfants, filles et garçons vivant en Côte d’Ivoire l’accès à une éducation de qualité.

Permettez-moi de rappeler à cet effet que les résultats de l’enquête à indicateurs multiples (MICS) de 2006 montrent que, si des efforts ont été faits, beaucoup reste à faire. En effet, 45% des enfants de ce pays n’ont pas accès à l’éducation et les filles représentent plus de la moitié de ces enfants privés de leur droit à l’éducation.

A l’image de bien d’autres pays, l’écart entre filles et garçons en Côte d’ivoire, interpellent tous les acteurs de l’école : autorités politiques et administratives, communautés, partenaires internationaux, bilatéraux et secteur privé.

En effet, la participation des filles est traditionnellement en dessous de celui des garçons de 10 points. Des études récentes rapportent que seulement 24% des filles en âge de scolarité primaire, accèdent à l’école.

L’analyse des résultats et des leçons apprises aussi bien en Côte d’Ivoire, que dans la région et/ou à l’extérieur révèle la nécessité de développer un partenariat fort et aussi élargi que possible, créer une grande alliance autour de la thématique de l’éducation des filles.

C’est pourquoi je suis particulièrement heureux de constater qu’une assemblée aussi illustre prenne le temps aujourd’hui de s’arrêter et de s’intéresser à la situation de l’éducation des filles en Côte d’Ivoire.

J’invite donc chaque partenaire ici présent qui hésiterait encore à faire en sorte que chacun, selon son domaine d’intervention, sa compétence et ses capacités, s’investisse et œuvre pour que plus jamais en Côte d’Ivoire un enfant ne se voit refusé l’accès à l’éducation parce qu’il est d’un sexe et non d’un autre. 

C’est au regard de cette réalité que l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a fort justement lancé au forum mondial sur l’éducation tenue à Dakar en Avril 2000, l’Initiative des Nations Unies pour l’Education des Filles (UNGEI en anglais).

Cette initiative,  largement adoptée par les Etats, vise principalement la parité entre filles et garçons dans l’accès à l’éducation à l’horizon 2015.

Je me réjouis de ce que la Côte d’Ivoire, malgré la situation de crise, se soit engagée sur cette voie et que le Réseau National pour l’Education des Filles en Côte d’Ivoire nous rassemble aujourd’hui pour nous inviter à aller plus loin dans ce partenariat.

La rencontre  de ce jour vise à :

- Présenter les outils développés afin d’en faciliter l’appropriation par tous les partenaires ;

- Consolider le partenariat autour de la scolarisation des filles ;

- Mobiliser de nouveaux partenaires pour une mise en œuvre réussie de la stratégie nationale pour l’éducation des filles en Côte d’Ivoire.

Car le défi de l’éducation des filles requiert, pour être relevé, la contribution de tous sans exclusive. Autant au niveau institutionnel nous saluons l’action du gouvernement de  doter le pays des outils nécessaires de pilotage, autant nous sommes persuadés que  la mise en œuvre du plan d’action pour l’éducation  des filles ne peut connaître sa pleine réalisation sans l’implication, voire la responsabilisation de la société civile, dans ses différentes composantes.

C’est ici l’occasion de reconnaître l’action de plusieurs d’entre vous qui se sont déjà engagés dans cette lutte. Permettez-moi en effet de saluer l’action de l’Union Européenne, des Etats Unis, du Japon, du Canada, de la Norvège et ceux du secteur privé : La Fondation OCIT, la Librairie de France et bien d’autre qui je le sais sont entrain de se joindre à nous. Sans votre action continue, vos encouragements, votre plaidoyer, il nous aurait été difficile de soutenir le Gouvernement dans sa lutte pour permettre aux enfants de continuer à aller à l’école au cours des durs moments que vient de passer la Côte d’Ivoire.

Chers partenaires de la coopération multi et bilatérale, du secteur privé et parapublic, chers collègues du Système des Nations Unies, notre  présence en nombre et en qualité augure sans nul doute de l’attention soutenue de la société nationale à la problématique de l’éducation des filles. Votre engagement est nécessaire, voire indispensable afin que le respect du droit de tous les enfants à l’éducation, et particulièrement celui des filles soit inscrit au chapitre des priorités du développement national.

Monsieur le Ministre,

Je ne saurai terminer mon propos sans saluer encore une fois l’initiative heureuse que votre département a prise de doter la Côte d’ivoire d’un Plan d’Action Nationale d’Education des Filles.
Vous avez ouvert un chantier de développement. Je peux vous assurer que le Système des Nations Unies et si je peux me le permettre, mêmes les autres partenaires ne ménageront aucun effort pour vous accompagner dans le cadre d’un partenariat fonctionnel, centré sur le droit et l’intérêt de l’enfant, notamment de la petite fille.

Je vous remercie.

 

 

 
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