SURVIE
Contexte Les maladies évitables ou facilement curables continuent d’être les causes principales de mortalité des enfants et des femmes de Côte d’Ivoire. Il est estimé que 87 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies parfaitement évitables. Le paludisme constitue la première cause de mortalité et de morbidité dans la population générale. En moyenne, 63 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année par suite de paludisme. La diarrhée et les infections respiratoires constituent respectivement les deuxième et troisième causes de mortalité infanto juvénile. Les autres décès sont causés par des causes indirectes telles que le VIH/SIDA, la malnutrition, une mauvaise hygiène et l'absence d'un accès à l'eau salubre et à un système d’assainissement approprié. De plus, chaque année, pour 100 000 naissances vivantes, environ 810 femmes meurent de causes liées à la grossesse ou à l’accouchement. Toutefois, grâce à des interventions à faible coût, à haut impact et d’un niveau technologique limité telles que les vaccins, les antibiotiques, les suppléments d'oligo-éléments, les moustiquaires traitées à l'insecticide, de meilleures pratiques d'allaitement maternel et de bonnes pratiques d'hygiène, il est possible de faire reculer la mortalité infantile et maternelle et d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement d'ici 2015. L'UNICEF fait de la survie et du développement du jeune enfant le premier droit de l'enfant. Afin d’assurer le respect de ce droit, l'UNICEF coopère avec le Gouvernement de Côte d’Ivoire, des organisations nationales et internationales, et la société civile afin de soutenir des actions efficaces et essentielles, se situant à chaque phase du cycle de vie de l'enfant.
La fourniture des services de santé publique a été quasiment interrompue à partir de septembre 2002 en raison de la crise, en particulier au Centre, Nord et Ouest (CNO) du pays. Toutefois, grâce au concours de l’UNICEF et de ses partenaires la relance du système de santé a été rendue possible à travers le renforcement de la chaîne de froid, la fourniture d’équipements, de médicaments essentiels, de vaccins, de vitamine A et de moustiquaires imprégnées. De plus, une priorité a été donnée à la réhabilitation et au rééquipement d’une centaine de maternités et de centres de santé dégradés ou abîmés pendant la crise. A travers des actions de plaidoyer, l’UNICEF a également joué un rôle prépondérant dans le retour du personnel qualifié qui avaient quitté leur poste à cause de la crise et dans le rétablissement du fonctionnement des équipes cadres et des districts sanitaires. Ainsi, l’offre des services de qualité pour les soins de santé primaires a été restaurée. Toutefois, certaines contraintes subsistent du fait de l’insuffisance du personnel de santé qualifié et de la faible utilisation des services offerts. Après 17 cas de poliomyélite (virus sauvage) notifiés en 2004, la couverture vaccinale de poliomyélite s’est améliorée grâce aux campagnes supplémentaires de vaccination, et au renforcement du PEV de routine et du système de surveillance épidémiologique. Depuis 2005, aucun cas de poliomyélite n’a été enregistré. Par ailleurs depuis 2005, une campagne nationale de vaccination contre la rougeole a permis une réduction notable de la morbidité et mortalité liée à cette maladie. Semaine mondiale de l'allaitement maternel - 2010
Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel
Le rapport La Situation des enfants en Afrique 2008
Journée mondiale du paludisme
Enquête Nutritionnelle en CI Données clé
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