Journée de l'enfant africain au Congo Brazzaville, le 16 juin 2010Un environnement sans sachet pour la survie de l'enfant au Congo I – CONTEXTE La communauté internationale commémore ce jour la 20ème édition de la Journée de l’Enfant Africain en souvenir des massacres perpétrés contre de paisibles enfants Sud Africains sans armes, sans défense, à Soweto le 16 juin 1976. C’est en 1990, lors du 26ème Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine, aujourd’hui Union Africaine que les Chefs d’Etat et de Gouvernements ont décidé d’immortaliser la révolte de Soweto en déclarant la journée du 16 juin, Journée de l'enfant africain. Cette déclaration a marqué la reconnaissance officielle de la contribution des enfants à la lutte contre l'apartheid. En effet, depuis cette date l’Afrique commémore cette journée afin d’interpeller tous les acteurs quant au respect des droits des enfants. LE THEME CONTINENTAL Au Congo, cette vingtième édition se tient en marge des festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance du pays. A ce sujet, le Gouvernement de la République du Congo a voulu mettre l’emphase sur l’environnement. D’où le thème national relatif à la célébration de la Journée de l’enfant africain: « Un environnement sans sachets pour la survie de l’enfant au Congo ». Il s’agit pour le Gouvernement et ses partenaires au développement de contribuer à la protection de l’environnement qui est menacé par des catastrophes provoquées par l’homme. Car, au Congo comme dans d’autres pays du monde, les problèmes d’assainissement particulièrement celui de la gestion des déchets des sachets en plastique se posent avec acuité. Il a été en effet démontré que les déchets plastiques sont nocifs tant pour l’environnement que pour les êtres vivants. Ils polluent le cadre de vie, tuent les animaux et dégradent les sols. Ce qui constitue un réel danger pour les générations futures. Ils sont très visibles et très envahissant, ont un impact fortement négatif. Ils enlaidissent les villes. Ils favorisent la propagation du paludisme en bouchant les caniveaux, d’où des eaux stagnantes et une reproduction démultipliée des moustiques. Ils facilitent des inondations et le mauvais état des voies de circulation à cause des marécages qui coupent les ruelles et enclavent les quartiers. La production agricole urbaine souffre également des sachets du fait de l’impénétration des sols et des phénomènes érosifs. Le brûlage incontrôlé de cette matière pollue dangereusement l’air. Pire encore, la durée de vie d’un sachet est de 100 ans. A l’instar de bien des pays africains, le Congo est confronté quotidiennement à cette problématique. Il importe et génère d’importantes quantités de sachets plastiques usagers. Malgré les efforts déployés aussi bien par le Gouvernement que la société civile, l’équation de la gestion de ces déchets reste toujours difficile à résoudre. A l’occasion de cette journée, les enfants vont faire entendre leur voix sur la question en interpellant les gouvernants et les parents, bref toute la communauté nationale sur la préservation d’un environnement sain pour les générations futures. Les adultes doivent prendre le temps d’écouter les enfants et les aider à faire de leurs rêves une réalité.
Pour cette édition 2010, le gouvernement de concert avec l’UNICEF organise ce lundi 16 juin 2008, une grande cérémonie au centre culturel français de Brazzaville sous le patronage de la Ministre des Affaires Sociales de l’action humanitaire et de la solidarité Emilienne RAOUL , en présence des autres membres du gouvernement, des Représentations des agences du système des Nations Unies, des Ambassadeurs et du bureau du parlement des enfants du Congo et des invités... Prélude à cette journée, plusieurs activités ont été menées de concert avec les enfants. Il s’agit entre autres des sessions du parlement des enfants, des audiences, du concours sur la meilleure lettre SESSIONS DU PARLEMENT DES ENFANTS Cette question, sur la prolifération des sachets dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, avait été abordée par « les députés juniors » au cours des sessions tenues respectivement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Il s’agit essentiellement des conséquences de la présence des sachets en plastique dans la ville et des tentatives de solutions. Ces sessions s’inscrivaient dans le cadre des préparatifs de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain, édition 2010. La plus grande résolution prise par les parlementaires juniors est la sollicitation des audiences auprès du Ministre du Développement Durable, de l’économie Forestière et de l’environnement et des Députés maire des deux grandes villes de notre pays, à savoir Brazzaville et Pointe-Noire. Chose faite.
A Brazzaville : - Mener des campagnes de sensibilisation pour montrer aux populations les dangers du sachet et surtout l’impact des sachets jeter çà et là dans les différentes rues et avenues De son côté, le maire de Brazzaville a salué l’initiative des députés juniors en faveur de la protection de l’environnement urbain. Il a informé que la question des sachets avait été déjà débattue au niveau du conseil municipal et départemental de la ville. Hugues Ngouélondélé a jouté qu’il ne restait plus que la prise des décisions y afférentes. A Pointe-Noire : Dans ce même cadre après avoir reçu des documents synthèse de la dernière session du parlement des enfants de Kouilou et de Pointe-Noire. Le Député-maire a promis de s'atteler à la demande des parlementaires juniors mais a demandé la conjugaison des efforts de tous. « Vous, les enfants vous pouvez demander à maman de ne plus utiliser le sachet en allant au marché par exemple, votre voix j'en suis sûr sera écoutée par les parents. A l'école, vous pouvez également interdire aux amis de ne pas jeter les sachets dans la cour. Dans les quartiers, vous pouvez faire la même chose. Ce n'est que par de telles actions que l'on mettra fin à la prolifération des sachets dans la ville », a-t-il indiqué. Cette délégation était conduite par Marina Mpaka, la présidente du parlement départemental de Pointe-Noire CONCOUR Plusieurs ONG œuvrant dans le domaine de la promotion des droits de la femme et des enfants se sont réunies au Ministère des Affaires sociales, de l ‘action humanitaire et de la famille sous le patronage de madame Emilienne Raoul. Il était question au cours de toutes ces rencontres de réfléchir sur les objets de substituts aux sachets en plastique. Les responsables des associations ont pris l’engagement de sensibiliser leurs adhérents sur les méfaits des sachets et surtout de son impact néfaste sur les générations futures. Elles s’engagent également à faire recours au panier de la ménagère. Des échantillons leurs seront remis par les enfants le 16 juin et le 20 juin à l’occasion de la célébration de la journée. Pour information complémentaire, veuillez contacter : - Jean Crépin PEREPERE, MSASF, 5568743, jperepere@gmail.com
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