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Les droits des peuples autochtones et la conservation de la biodiversité du bassin du Congo au centre du forum International des Peuples Autochtones d’Afrique Centrale (FIPAC 2011)

© UNICEF

Brazzaville, le 16 mars 2011 - La deuxième édition du Forum International des Peuples Autochtones d’Afrique Centrale (FIPAC 2) s’ouvre ce mercredi 16 mars 2011, à Impfondo dans le Département de la Likouala, en République du Congo. L’événement est placé sous le haut patronage du Chef de l’Etat congolais, Son Excellence Denis Sassou N’guesso qui sera représenté à la cérémonie d’ouverture par son Directeur de Cabinet, le Ministre d’Etat Firmin Ayessa.

Quatre jours durant, les délégués de tous les pays de l’Afrique centrale représentés au niveau ministériel, les membres d’organisations autochtones, les ONG nationales et internationales et les représentants du Système des Nations Unies vont activement échanger autour du thème « Droit des peuples autochtones et dynamique de la conservation de la biodiversité dans le bassin du Congo».

Le FIPAC 2 offrira ainsi aux participants un cadre pour rappeler les politiques internationales, régionales et nationales, en matière de conservation de la biodiversité et dispositions en faveur des peuples autochtones; dégager la problématique de I’ implication des peuples autochtones dans la gestion et la conservation de la biodiversité et suggérer des approches d'action quant à cette implication. « C’est également aux États qu’il incombe de s’assurer que les droits de l’homme soient protégés en instaurant des mécanismes de recours effectifs pour les personnes dont les droits sont violés et en prévenant les violations des droits de l’homme qui pourraient être commises à l’égard de personnes particulièrement vulnérables vivant sur leur territoire, notamment les populations autochtones » souligne M. Lamin Manneh, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Congo.

Il convient ici de rappeler que le Chef de l’Etat Congolais a promulgué, le 25 février dernier, la loi portant protection et promotion des droits populations autochtones. La promulgation de cette loi s’imposait du fait de la vulnérabilité des populations autochtones dont la grande majorité vit en dessous du seuil de pauvreté.

Pour Marianne Flach, Représentante de l’UNICEF au Congo, «cette loi est unique dans la région et c’est un exemple pour tous les pays ayant des populations autochtones comme le Congo. C'est un grand pas en avant pour ce pays».

Notons que la différence est venue de la volonté concertée de tous les partenaires pour qui l’adoption et promulgation de la loi représentent aussi un juste retour, tels que le Gouvernement, le Parlement, les organisations de la société civile, particulièrement l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), le Réseau National des Peuples Autochtones du Congo (RENAPAC) ainsi que le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale et l’ensemble des agences du Système des Nations Unies, l’Union Européenne et les autres partenaires au développement.

«Maintenant que la loi a été promulguée, il est nécessaire de mener des campagnes de sensibilisation pour que toutes les populations autochtones soient informées de l’existence de cette loi et qu’elles soient capables de défendre leurs droits» a déclaré Parfait Dihoukamba, Coordonnateur du RENAPAC.

 

 
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