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L’UNICEF et ses partenaires soutiennent les droits des handicapés pour les enfants et les familles du Burkina Faso

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© UNICEF Burkina Faso/2011/Tarpilga
Asseta Djatin, assise sur un tricycle à pédales manuelles, se prépare à essayer une nouvelle moto fournie par l’UNICEF par le biais de son partenaire, la FEBAH, à Ouagadougou, au Burkina Faso.

OUAGADOUGOU, Burkina Faso, le 6 septembre 2011 – Asseta Djatin, 32 ans, est née ici, dans la capitale du Burkina Faso. C’était une enfant heureuse et en bonne santé jusqu’à ce qu’elle tombe malade à l’âge de six ans.

« Un matin, j’étais allongée sur le dos et je n’ai pas pu me lever », se souvient-elle. « J’ai appelé ma mère qui est venue m’aider ».

Les parents d’Asseta Djatin n’ont pas compris la cause de sa maladie. Ils ont commencé à la soigner par la médecine traditionnelle pour tenter de la guérir. Puisqu’ils ne constataient pas d’amélioration, ils l’ont emmenée dans une clinique, où on lui a diagnostiqué la polio. La maladie avait entrainé une paralysie irréversible de ses jambes.

« Quand j’étais plus jeune, je voyais mes frères et mes soeurs aînés quitter la maison pour jouer », explique Asseta Djatin. « Je priais Dieu pour qu’il me donne de nouvelles jambes et que je puisse courir et jouer avec les enfants de mon voisinage, et aller à l’école comme eux. Je me sentais triste et frustrée ».

« Nous sommes fiers »

Quand Asseta Djatin avait 12 ans, un ami de la famille a parlé à sa mère du centre de formation professionnel de Wempanga pour les personnes handicapées, et a suggéré qu’elle s’y rende. Un voisin qui souffrait également d’un handicap sérieux l’a emmenée chaque jour à l’arrière de son tricycle à pédales manuelles.

« Grâce au centre de formation, j’ai pu pour la première fois sortir de chez moi pour apprendre », explique Asseta Djatin. L’une des premières choses qu’elle a apprises au centre a été le tissage des tissus traditionnels du Burkina Faso.

Le centre de Wempanga a été mis en place pour les personnes handicapées de tout âge et des deux sexes. Le personnel du centre aide ses clients à acquérir une autonomie fonctionnelle et à apprendre des métiers leur permettant d’être plus autonomes.

« Les gens nous considèrent comme des fardeaux ou des contraintes, puisqu’il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas faire seuls », explique Asseta Djatin. « Mais lorsque nous arrivons à gagner un peu d’argent… nous sommes fiers ».

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Les motos fournies par l’UNICEF aident les handicapés du Burkina Faso à devenir plus autonomes.

Les droits des handicapés

Avec ce qu’elle a appris au centre Wempanga, Asseta Djatin a décidé de commencer à prendre des commandes de tissus de membres de sa communauté. Avec le temps, elle a commencé à faire des bénéfices, ce qui lui a permis de contribuer aux revenus de ses parents et de subvenir à ses propres besoins.

« Avec l’argent que j’ai économisé, j’ai pu m’acheter un tricycle à pédales manuelles », affirme-t-elle fièrement.

Aujourd’hui, Asseta Djatin fait partie des bénéficiaires d’un don de l’UNICEF en équipement pour les personnes handicapées. Le don s’est opéré par l’intermédiaire de la FEBAH, une fédération nationale pour les droits des handicapés, partenaire de l’UNICEF depuis 2008. La FEBAH regroupe plusieurs associations d’adultes handicapés et de parents d’enfants handicapés.

« En accord avec la Convention relative aux droits de l’enfant, qui établit que chaque enfant doit pouvoir vivre dans la dignité, ce don est destiné à aider les familles dont un enfant ou un membre est handicapé », explique Sylvana Nzirorera, Représentante adjointe de l’UNICEF au Burkina Faso.

L’appui aux plus vulnérables

L’équipement fourni comprend deux autobus, un véhicule 4x4, 20 motos, 125 tricycles et environ 550 kits d’ustensiles de cuisine. Les autobus permettront d’aider les familles à transporter au quotidien plus de 2300 enfants handicapés vers leurs centres de soins.

Dans le cadre de l’objectif de l’UNICEF visant à atteindre et soutenir les femmes et les enfants les plus vulnérables, Asseta Djatin a reçu une moto spécialement adaptée, du gaz de cuisine, des récipients et des ustensiles de cuisine. La moto lui permettra de continuer de recevoir un enseignement avec les cours du soir, qui compensent les cours à l’école qu’elle n’a pu suivre étant enfant.

« Je suis contente de voir les visages radieux des personnes qui ont reçu l’équipement », affirme Sylvana Nzirorera. « Ce don va changer la vie de nombreuses familles vulnérables ».

Sylvana Nzirorera et Priscilla Ofori-Amanfo ont contribué à cet article.


 

 

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