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Histoire vécue

 

Histoire vécue

© UNICEF/Burkina Faso/2015/Barry
L'école primaire de Tinto Nabitenga dans la région du Plateau Central équipée d'un grand reservoir pour la collecte d'eau de pluie

Quand l’accès à l’eau potable dans les écoles et les communautés réduit les effets du changement climatique.

Il est 6h45 du matin. Le vacarme des élèves se fait déjà entendre dans la cour de l’école primaire de Nabitenga,dans la province du Ganzourgou, région du plateau central du Burkina Faso.  Des enfants s’affairent pour le nettoyage des classes et d’autres pour la corvée d’eau avant le début des cours.

Awa Ouédraogo, le seau sur la tête fait des va-et-vient entre la classe et la citerne d’eau située juste derrière la classe.
« Avant, nous allions chercher l’eau à la fontaine du village située à 500m environ de l’école. C’était une corvée car il fallait ravitailler les dispositifs d’eau dans les classes, les lave-mains et aussi en disposer pour le nettoyage des latrines », dit Awa, une élève de l’école âgée de 11 ans.

 L’école de Tinto Nabitenga a un effectif de 165 élèves. Elle fait partie des écoles où il est difficile d'avoir des forages pour des raisons hydrogéologiques. Ainsi, des systèmes de collecte d’eaux de pluie appelés impluviums  ont été construits pour recueillir l'eau de pluie qui est traitée dans un réservoir.

Le système de collecte d’eau de pluie mis en place comprend une surface de captage qui est la toiture de l’école, une gouttière collectant les eaux de pluie captées par le toit et une conduit  drainant celles-ci vers un récipient de stockage d’environ 10 mètres cube.

© UNICEF/Burkina Faso/2015/Barry
Seni Tapsoba, président du Comité de Gestion (COGES) de l’école de Tinto Nabitenga présentant fièrement le système de collecte d'eau de pluie construit grâce à l’appui de l’UNICEF

Seni Tapsoba est le président du Comité de Gestion (COGES) de l’école de Tinto Nabitenga. Il présente fièrement le système de collecte mis en place grâce à l’appui de l’UNICEF.   « Avec ce système, dit-il, les élèves n’ont plus à parcourir de longues distance à la recherche de l’eau pour leurs besoins ». Pour lui, il incombe à chacun de prendre soin de cette infrastructure si utile non seulement pour l’école mais aussi pour toute la communauté.

Avec cet équipement, les élèves sont désormais sûrs d’avoir de l’eau pour se laver les mains, nettoyer les toilettes et même boire, à condition d’assurer certaines précautions d’hygiène. Dans cet optique, les salles de classe ont été équipés d'un filtre  composé d'un pot en plastique monté sur un bloc de métal, et équipé d'un robinet pour permettre aux enfants d’avoir de l’eau propre pour la boisson. « Lorsque l’eau du filtre est renouvelée, le délégué de la classe s’assure que l’eau est convenablement traitée au chlore à la dose normale requise » ajoute Awa.

Pour l'UNICEF, l’amélioration de l'accès à l'eau potable et à l’assainissement contribuent à la réduction des effets du changement climatique dont les impacts sur les populations vulnérables sont déjà évidents au Burkina Faso. Grâce à l'UNICEF avec l’appui financier du Japon, 10 impluviums pour la collecte d'eau de pluie ont été construites dans cinq écoles de 1500 élèves.

 

 
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