Histoires vécues

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Journées sur la Survie de l'enfant au Burkina Faso

© UNICEF Burkina Faso/2007/Nduita J.J.
Un enfant recevant une supplémentation en vitamine A

Journées sur la survie de l’enfant au Burkina Faso

Par Jean-Jacques NDUITA

Bogandé, Burkina Faso - 7 novembre 2007 - Enfourchant leurs vélos avec leurs bébés au dos, les femmes de Bilanga et des localités environnantes rejoignent le centre de santé, site retenu pour la célébration des Journées sur la Survie de l’enfant.
Les Journées sur la Survie de l’enfant mobilisent beaucoup de femmes, même celles des contrées très éloignées. Hawa Ouédraogo fait partie de ces femmes qui ont parcouru des dizaines de kilomètres pour faire vacciner leurs enfants. «J’ai quitté mon domicile autour de 4h du matin pour rejoindre le centre de santé. Mon village se trouve à 40 km d’ici. C’est le moment de la récolte. Il y a toujours beaucoup à faire, mais je suis convaincue que la santé de mon enfant vaut bien le sacrifice», dit-t-elle tout en continuant d’allaiter son bébé d’un an.

Les Journées sur la Survie de l’enfant commencent ici par une session de sensibilisation. Les femmes y apprennent l’importance de l’observation des calendriers de vaccination, de la consultation prénatale, de la nutrition des enfants  ainsi que la prévention contre le paludisme. En dehors des activités traditionnellement proposées lors de ces journées, sont menées des campagnes de déparasitage, de supplémentation en Vitamine A et de distribution de moustiquaires imprégnées pour protéger les mères et les enfants de moins de 5 ans contre le paludisme.
Ces Journées ont permis d’identifier des enfants qui n’ont jamais reçu de vaccins. Ce qui a sensiblement amélioré le taux d’administration en vitamine A et en déparasitants.

Les enfants de moins de cinq ans, cibles privilégiées du paludisme

Les Journées sur la Survie de l’enfant célébrées dans le district sanitaire de Bogandé et les autres sites de la région doivent leur succès à l’implication et à l’engagement des autorités administratives du pays.
Le taux des enfants de moins d’un an qui meurent avant leur cinquième anniversaire est l’un des plus élevé de la  sous-région. La plupart des enfants meurent du paludisme, de la rougeole, de la malnutrition,  du VIH/SIDA et de diverses autres maladies. Cette situation est  due à la pauvreté endémique qui y sévit, mais aussi à la faible connaissance des rudiments en nutrition. « Dans le district sanitaire de Bogandé, la pauvreté empêche la plupart des femmes de conduire leurs enfants à l’hôpital quand ils sont malades», fait remarquer Sawadogo Mahamadi, l’infirmier chef de poste de Bilanga. « Quand elles se résolvent finalement à emmener les enfants dans un dispensaire, c’est bien tard. Nous ne pouvons plus rien faire », poursuit-il.
Les parents, heureusement, commencent de plus en plus à prendre conscience de l’importance d’aller en consultation quand l’enfant est malade. «Au cours des six derniers mois, nous avons enregistré une baisse sensible des cas graves de paludisme», indique l'infirmier. C’est la preuve que les populations commencent à s’y prendre un peu  plus tôt.

 

 

 

 
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