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Histoire vécue

 

Histoire vécue

© UNICEF/Burkina Faso/2015/Tarpilga
Mira couchée sur sa natte et tenue par sa mère (assise) et sa sœur

Atteindre les plus vulnérables, la voie de l’équité

Mira a 18 ans. Elle est rentrée de la Côte d’Ivoire avec ses parents en 2007, suite à la crise politique ivoirienne. Cinquième d’une fratrie de six enfants, Mira souffre d’une hydrocéphalie. C’est une excroissance contenant du liquide au niveau de la tête qui a eu pour conséquence de la rendre invalide. Pourtant, Mireille est née normalement. « Lorsque j’étais enceinte j’allais régulièrement en consultation et tout était normal » nous confie Anna, sa mère.

Six mois après sa naissance, sa tête a commencé à subir une déformation qui va être à l’origine de son handicap entrainant chez elle une paralysie partielle des membres, un ralentissement intellectuel avec des troubles de mémoire.

A Toumoudi, en Côte d’Ivoire où elle habitait avec ses parents, la jeune fille a bénéficié d’une prise en charge médicale mais son état est resté stationnaire. Le docteur qui assurait son suivi médical avait conclu que la solution serait une intervention chirurgicale à risque. Les parents de Mira y renoncent et optent pour un traitement paramédical. Mais le sort de la patiente ne s’est guère amélioré.

Mira habite au secteur 17 à Ouagadougou. Le matin au réveil, sa mère aidée par ses deux sœurs ainées lui fait prendre le bain et le petit déjeuner. Ensuite elles la font sortir et la couchent sur une natte sur la terrasse où elle passe toute la journée. « Elle a souvent des crises. Et lorsqu’elle a besoin de quelque chose, elle nous appelle. Nous nous arrangeons pour qu’il y ait quelqu’un à ses côtés » nous confie Naomi, une des sœurs aînée.

La mère de Mira est ménagère. Son père tient un petit atelier de soudure métallique pour subvenir aux besoins de la famille. Faire face aux besoins quotidiens est une véritable gageure. Les économies de la famille passent dans les soins et la rééducation.  

Informés de l’existence d’une structure de prise en charge, les parents de Mira ont eu recours à l’Arche de Nongr-Massem pour la rééducation et la prise en charge psycho-sociale de celle-ci.

La communauté de l’Arche de Nongr-Massem est une structure confessionnelle qui œuvre pour la promotion, la prise en charge médico-psychosociale et l’insertion socioprofessionnelle des enfants en situation de handicap mental. Créée en  1978, l’Arche met en œuvre toute forme d’aide aux enfants et adultes en situation de handicap mental en créant sur place des foyers et des ateliers pour répondre à leurs besoins spécifiques et en assurant un service d’aide à domicile et un accompagnement de la famille par le truchement de la guidance parentale.

Le recensement général des enfants handicapés (RGEH) au Burkina Faso réalisé en 2013 avec l’appui de l’UNICEF a fait une estimation globale de 79 617 enfants en situation de handicap. Sur l’effectif, seuls 39% bénéficient d’aide provenant principalement de l’entourage immédiat, d’ONG et structures religieuses laissant deux enfants handicapés sur trois sans appui et prise en charge provenant de sources extérieures à la famille proche.

© UNICEF/Burkina Faso/2015/Tarpilga
M. Marc Rubin, Représentant de l'UNICEF au Burkina Faso visite un enfant handicapé mental bénéficiant des services d’aide et de suivi à domicile dispensés par l’Arche de Nongr-Massem

L'approche de l'UNICEF axée sur l'équité cible les enfants et les familles les plus pauvres et les plus vulnérables. C’est ainsi que l’Arche a bénéficié d’un appui financier de l’UNICEF en 2014 pour la prise en charge médico-psychosociale et l’insertion socioprofessionnelle des enfants en situation de handicap mental.

Dans le cadre de ce partenariat une visite de la communauté de l’Arche a été effectuée le 22 octobre 2015 par M. Marc Rubin, Représentant de l’UNCIEF. Elle a permis au Représentant de noter avec satisfaction le travail accompli par l’Arche dans la réponse aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap mental

Ainsi, grâce à l’appui octroyé par l’UNICEF à l’Arche, la mère de Mira a pu  bénéficier, en 2014, de vivres et d’un soutien financier pour exercer des activités génératrices de revenus afin de soutenir les soins et la rééducation de Mira. L’appui a permis également d’assurer, sans discontinuer, le suivi d’autres enfants handicapés à domicile. « Grâce à l’UNICEF nous avons pu mettre en place un projet pour les parents. Ils ont mené des activités maraîchères cette saison qui leur ont procuré un revenu substantial », déclare madame Gilberte Ilboudo, directrice du centre.

Le Représentant de l’UNICEF, à l’issue de sa visite a renouvelé l’engagement de l’UNICEF à accompagner les efforts de la communauté de l’Arche dans la  promotion et la prise en charge médico-psychosociale des enfants en situation de handicap mental.

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