Mutilations génitales féminines
L’UNICEF et ses partenaires s’engagent davantage dans le changement social pour l’abandon durable des mutilations génitales féminines. Les mutilations génitales féminines constituent une forme de violence irréversible et irréparable qui porte atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles et touche de 100 à 140 millions d’entre elles partout dans le monde. Chaque année, on estime à trois millions de filles en plus dans le monde qui sont exposées au risque de subir cette pratique. En Afrique, les MGF sont pratiquées dans 28 pays y compris le Burkina Faso ou la forme la plus répandue est l’excision. Les mutilations génitales féminines sont une pratique néfaste qui constitue une grave menace pour la santé des femmes et des filles, notamment sur les plans psychologique, sexuel et procréatif, ce qui peut accroître leur vulnérabilité face au VIH, et peuvent avoir des conséquences obstétricales et prénatales néfastes, voire fatales, pour la mère et le nouveau-né, et que l’abandon de cette pratique nocive ne peut résulter que d’un mouvement général associant toutes les parties prenantes, publiques et privées, de la société, y compris les filles, les garçons, les femmes et les hommes. Les résultats de l’étude EDS/MICS de 2010 publiée en octobre 2012, montre que la population Burkinabè est largement sensibilisée sur la problématique des mutilations génitales féminines (99.6 % de femmes et 98.5 d’hommes âgés entre 15-49 ans). La proportion d’application de l’excision chez les jeunes filles âgées entre 15-19 ans a diminué de 59.7 % à 57.7 % selon l’EDS/MICS 2010. Le taux d’excision chez les filles âgées de moins de 14 ans, le taux d’excision est de 13.3 %. Seulement 9.3 % des femmes et 10.1 % des hommes âgés entre 15-49 ans considèrent que la pratique de l’excision devrait continuer. Malgré les dispositions législatives et les campagnes de sensibilisation, l’excision continue de toucher presque toutes les ethnies et elle est pratiquée sur l’ensemble du territoire, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Les femmes qui ont subi des MGF sont plus souvent exposées à des complications sévères pendant l’accouchement. Elles courent le risque de subir une césarienne, une hémorragie grave du post-partum et une hospitalisation prolongée après l’accouchement, la relative inélasticité du tissu cicatriciel pouvant entraîner une obstruction et une déchirure des tissus autour du vagin lors de l’accouchement. Face à cette situation, l’UNICEF prône la théorie des normes sociales qui a pour objectif général de contribuer à l’élimination de la pratique de l’excision. Cette théorie est de plus en plus prisée pour l’abandon durable de l’excision, car étant très ancrée dans des valeurs sociales, croyances et normes culturelles et très liée à des idées fortes sur l’identité, la sexualité, le genre, les droits de l’homme et le pouvoir. C’est pourquoi, cette théorie promeut l’approche holistique pour la promotion des droits humains, les systèmes de protection de l’enfant et l’abandon des MGF. Les principaux acquis au plan national - L’excision n’est plus un sujet tabou ; des cas sont de plus en plus de signalés; - Ce que fait l’UNICEF pour l’accélération de l’abandon des MGF Un des résultats majeurs du Plan d’action du programme pays entre le gouvernement du Burkina Faso et l’UNICEF (CPAP 2011-2015) dans sa composante Promotion et Protection des droits de l’enfant et de la femme est : D’ici 2014, les collectivités s’engagent davantage dans le changement social en faveur des droits des filles. Les perspectives de l’UNICEF dans la lutte pour l’abandon des MGF - Poursuivre le renforcement des capacités nationales sur la théorie des normes sociales en vue de l’accélération de l’abandon des MGF;
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