Santé et Nutrition

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© Unicef Burkina Faso/2005/Huygues-Despointes M.
Promouvoir l'allaitement maternel pour une croissance saine de l'enfant

Améliorer la santé nutritionnelle des enfants au Burkina Faso

Les indicateurs sur la santé se sont améliorés et le taux de mortalité a baissé entre 1993 et 2003 de 187 pour 1000 à 183 pour 1000. En dépit de ces progrès, le taux de mortalité des enfants âgés de 0-5 ans reste trop .élevé à 185 décès pour 1000 naissances vivantes. Le taux de mortalité des enfants de moins d’un an est de 83 pour 1000.

Les Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) de 1993, 1998 et 2003 montrent que la situation nutritionnelle des enfants est très critique avec une tendance à la dégradation au cours de certaines période de l’année. La malnutrition aiguë (rapport poids/taille) peut varier de 13% en période « d’abondance de nourriture » (EDS 1993) à 19% en la période de soudure alimentaire (EDS 2003).

Une analyse complémentaire des données nutritionnelles des trois dernières EDS a été faite conjointement par la Direction de la Nutrition avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, du PAM, de l’UNICEF et de l’Institut pour la Recherche et le Développement (IRD). Ces analyses ont conclu que la prévalence du retard de croissance (Taille/Age) a connu une augmentation significative entre 1993 (35.4%) et 1998 (40.2%) puis une baisse non significative entre 1998 et 2003 (38.6%). Cette même tendance a été observée au niveau de l’évolution  du faible poids chez les enfants de moins de 5 ans. Le niveau d’éducation des mères, les mauvaises pratiques de sevrage, l’état de santé précaire des enfants, spécifiquement la fréquence des fièvres (paludisme) et/ou des diarrhées ainsi que le  faible accès à l’eau potable, ont été identifiés comme les principaux  facteurs  à l’origine de la malnutrition, qu’elle soit chronique, aiguë ou globale.

Au Burkina Faso, seulement 19% des enfants de moins de 6 mois sont exclusivement allaités et 38% des enfants de 6 à 9 mois reçoivent un aliment de compléments (Situation des enfants dans le monde 2006). La prévalence de la diarrhée est de 21% tandis que 37% ont été traités avec des sels de réhydratation orale ou d’autre solutions préparées à domicile.

D’autres études font état de mauvaises pratiques alimentaires de femmes pendant la grossesse, aggravant leur propre état nutritionnel et entraînant une malnutrition  qui affecte, à terme l’enfant, encore dans le ventre de sa mère, ce qui explique, en partie la forte prévalence de faibles poids à la naissance au Burkina (18%).

Les carences en vitamine A (CVA), iode et fer constituent les principales carences en micronutriments qui touchent particulièrement les femmes et les enfants au Burkina Faso. Les taux de cécité nocturne – cette pathologie qui affecte la vision nocturne à la suite d’une carence en vitamine A – dépassent le seuil de 1%.

Des données récentes sur la  carence en vitamine A au Burkina ne sont pas disponibles. Selon les études réalisées dans quelques  régions du Burkina Faso au cours des quinze dernières années la Carence en vitamine A est endémique dans  sept régions sanitaires. Toutefois, les prévalences élevées de malnutrition autorisent à conclure que la CVA touche l’ensemble du pays.

Quant à la carence en iode, la prévalence du goitre est supérieure à 10% dans plus de 20 provinces sur 30 dans les années 1980 à 1990. Selon l’EDS 2003 45% des ménages burkinabés ont accès au sel adéquatement iodé.

En ce qui concerne la carence en fer, 92% (EDS 2003) des enfants de moins de 5 ans et plus 40% (CNN, 1999) des femmes enceinte au Burkina ont des taux d’hémoglobine inférieurs à la normale dont 60% sous une forme modérée et 13% sous des formes sévères. Les enfants de 6 à 24 mois sont les plus atteints probablement parce qu’ils ne reçoivent pas une alimentation de complément adéquate.

 

 

 

 

 

 

 
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