Santé et Nutrition

Histoire vécue

 

Bref aperçu

© UNICEF Burkina Faso/2009/Pirozzi
Une maman allaitant son bébé qui vient de naître à la maternité du district sanitaire de Koupéla, Burkina Faso

Améliorer la santé de la mère et de l’enfant au Burkina Faso

La situation sanitaire au Burkina Faso se caractérise par une morbidité et une mortalité très élevées. Certes,  le renforcement et l’extension des infrastructures au ont permis d’accroître la couverture sanitaire. Le rayon d’action moyen théorique des Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) a ainsi été réduit de 9,4 km en 2000 à 7,5 km en 2008. Cependant, le taux de mortalité infanto-juvénile reste très élevé. Estimé à 184 pour 1000 naissances vivantes en 2003, il est à 129 pour 1000 en 2010 mais il reste malheureusement encore loin de l'objectif de 2015 de l'OMD de 61/1000. Quant à la mortalité maternelle qui était de 484/100.000 en 1998, elle a évolué en baisse passant en 2010 à 341/100.000.

70% des enfants meurent  encore de maladies évitables le plus souvent à domicile et  les enfants des familles les plus pauvres ont un risque de mourir avant l’âge de 5 ans avec  un taux de 50% plus élevé que ceux des familles les plus riches (EDS 2003). Les principales causes directes de mortalité demeurent les infections respiratoires aigues (21%), le paludisme (20%), les maladies diarrhéiques (19%) et les causes néonatales (3%) (Distribution des causes de décès parmi les enfants de moins de 5 ans (OMS, 2008).

Ces différentes maladies touchent la population burkinabé de façon différentielle selon le milieu de résidence, la région de résidence, le sexe, l’âge et le groupe socio‐économique. Ainsi, le taux de morbidité dû au paludisme est plus élevé en ville (5,5%) qu’en campagne (3,5%) (INSD, QUIBB 2007, Octobre 2007).

L’accès financier aux soins de santé reste une barrière importante. La capacité des ménages pauvres à participer à l'économie et d’avoir accès aux services sociaux reste très limitée. Ainsi le taux de couverture de la consultation prénatale (au moins 4 visites au cours de la grossesse) qui est de 44% dans la région africaine ne représente que 18% au Burkina Faso. Le taux de couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans est de 81% (EDS 2012).

© UNICEF Burkina Faso/2009/Pirozzi
Un bébé sur la balance salter pendant la pesée au centre de santé et de promotion sociale de Koupéla, Burkina Faso

Au Burkina Faso, la malnutrition à elle seule est une cause directe ou associée de 35% des décès. La prévalence de la malnutrition aigue globale chez les enfants âgés de moins de 5 ans est estimée à 10,2% en 2011 (EnquêteEnquête Nationale Nutritionnelle. 2011) ce qui représente une réduction considérable par rapport à celle rapportée par l’EDS 2003 de 21% mais reste encore supérieure au seuil « d’urgence » de l’OMS établi à 10%.
La prévalence de la malnutrition chronique est passée de 43,1% à 34,1% entre 2003 et 2011, tandis que la prévalence de l’insuffisance pondérale est passée de 35% à 24.4% durant la même période. Examinés par âge et sexe des enfants, les taux d’insuffisance pondérale, de retard de croissance et d’émaciation sont plus élevés chez les garçons que chez les filles et ce quel que soit l’âge (EDS 2010). Aussi, la malnutrition affecte de façon plus significative les enfants issus des ménages plus pauvres et des mères de plus bas niveau d’éducation. Sur le plan géographique, la prévalence de la malnutrition aiguë se trouve à un taux supérieur au seuil de 10% dans 9 des 13 régions du pays témoignant des enjeux résiduels important en matière de sécurité nutritionnelle des jeunes enfants (ENN 2011).

L’accès à l’allaitement maternel exclusif (25% en 2010 (EDS 2010) et à l’assainissement (33% en milieu urbain et 6% en milieu rural en 2008) qui sont des déterminants importants de la survie de l’enfant doivent impérativement être renforcés.

L’EDS 2010 montre que des progrès importants ont été réalisés en matière de survie et développement de l’enfant durant la période 2006-2010. Le taux de mortalité infanto-juvénile s’est amélioré de 184 pour mille en 2003 à 129 pour mille en 2010. Le ratio de mortalité maternelle s’est aussi amélioré de 484 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 1998  à 341 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 2010. Cependant, des efforts restent à faire pour continuer à améliorer ces indicateurs.

En 2008, le taux de prévalence du VIH était estimé à 1.6% pour la population générale et à 2% chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans (Rapport Plan National Multisectoriel 2009). Cependant, d’importantes disparités  persistent avec des prévalences en zones urbaines atteignant 4%.

 

 
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