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La petite enfance

© Unicef Burkina Faso/2007/Tarpilga C.
L'éveil des tout-petits passe aussi par les jeux et les chants

Assurer un bon départ aux enfants

Au Burkina Faso comme dans nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, la situation générale des enfants de 0-6 ans n’est pas toujours rose.  Un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans.

Les principales causes de cette mortalité sont dues au paludisme, aux maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination (PEV), à la malnutrition, aux maladies diarrhéiques et aux infections respiratoires aiguës.

Une étude menée en 2003 a montré que 39 pour cent des enfants Burkinabe de moins de 5 ans souffraient d’un retard de croissance, signe d’une malnutrition globale chronique. Dix neuf pour cent des enfants de moins de 5 ans souffraient de malnutrition aiguë

En termes d’encadrement de la petite enfance, les enfants de moins de trois ans qui ne sont pas à la maison avec leurs mères vont dans les garderies. D’autres sont dans des orphelinats opérant particulièrement à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Un peu plus de 1% des enfants de moins de 6 ans sont placés dans un Bisongo, un centre communautaire pour le développement intégré de la petite enfance destiné aux enfants de  3 à 6 ans dans les régions rurales et semi urbaines. Ces centres contribuent à libérer la jeune fille des charges relatives à la garde de l’enfant pour qu’elle puisse aller à l’école, et les mamans de se consacrer à des activités génératrices de revenues ou d’alphabétisation..
En 2005, le Burkina Faso disposait de 265 écoles fréquentées par les enfants de moins de 6 ans, dont 213 écoles publiques.

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue un problème majeur pour les jeunes enfants qui sont exposés à des risques de maladies d’origine hydrique surtout dans les zones rurales et péri-urbaines où l’accès des ménages à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et d’assainissement demeure insuffisant.

Nombre d’enfants souffrent, par ailleurs, du manque de statut à l’état civil. En dépit de la campagne sur l’enregistrement des naissances menée par l’UNICEF et ses partenaires depuis 2003, seulement 33% des enfants sont enregistrés à la naissance. Le problème se pose avec acuité surtout en milieu rural. Il faut souligner en outre que les filles en particulier subissent diverses formes d’abus et d’exploitation, y compris les mutilations génitales féminines, les sévices corporels et les violences sexuelles.

L’UNICEF a établi un partenariat avec le gouvernement pour apporter des réponses à toutes ces questions à travers un Plan d’action nationale qui s’inscrit dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

 

 
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