Les enfants

La situation des enfants en Algerie

 

La situation des enfants en Algerie

© unicef/pirozzi/2006

Les droits à l’éducation, à la santé et à la protection sont reconnus par la Constitution et la législation nationales. L’Algérie a depuis l’indépendance du pays, investi des ressources importantes afin de garantir à toute la population un accès équitable à la scolarisation, aux soins et à la protection sociale. Le pays a engagé depuis 1999, des programmes de développement nationaux et régionaux pour améliorer la situation socio-économique de la population, et celle des enfants et des femmes en particulier, et afin de réduire les disparités régionales en matière d’accès à des services de base de qualité.

L’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants, garçons et filles. Elle peut donner aux femmes des capacités et des ressources économiques et sociales. Les femmes instruites ont tendance à se marier plus tard, à avoir peu d’enfants et ont plus de chance de comprendre ce qu’elles doivent faire pour se protéger et protéger leur famille contre beaucoup de situations de risque. Dans ce domaine, l’Algérie a lancé, en 2003, la mise en œuvre de la réforme du système éducatif avec comme objectif d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux, d’augmenter l’accès à la scolarisation et d’améliorer le taux d’achèvement des études primaires, moyennes et secondaires. Le taux net de scolarisation à l’éducation primaire est d’environ 97%. Des progrès restent à accomplir au niveau du moyen et du secondaire puisque le taux net de scolarisation au niveau de ces paliers n’est que de 63%, en 2006, selon les chiffres de l’enquête MICS3. Concernant l’éducation de la petite enfance, le taux de préscolarisation des enfants âgés de 36 à 59 mois est de 11%.

L’identification des groupes à très haut risque permet aux décideurs et aux planificateurs de mieux canaliser les efforts tendant à améliorer la survie de l’enfant et de réduire l’exposition aux risques des nourrissons. La couverture vaccinale contre les six maladies qui peuvent être prévenues par la vaccination, le diagnostic précoce et le traitement, peuvent ensemble freiner les décès des enfants. A cet effet, une réforme du système de santé a été engagée, par l’Algérie, depuis 2002 avec un accent sur la qualité des soins et la protection sanitaire ainsi qu’un meilleur accès à des services de santé de qualité. La mortalité infantile, qui était de 46,8 pour 1000 naissances en 1990, a été réduite pour atteindre le niveau de 26,2 décès pour 1000 naissances en 2007. La vaccination contre la rougeole est de 90,5% en 2006. Dans les zones urbaines cette vaccination est de 92,6% alors qu’elle est de 88,1% en milieu rural.

Les enfants en bonne santé ont besoin de mères en bonne santé. Les complications durant la grossesse et à la naissance sont la cause essentielle de décès et d’handicaps chez les femmes en âge de reproduction dans les pays en développement. A cet effet, un programme national de périnatalité a été lancé par l’Algérie en 2006 dans le but de réduire la mortalité maternelle et d’améliorer la prise en charge de la santé maternelle et du nourrisson. La mortalité maternelle est de 86,9 pour 100,000 naissances vivantes en 2008, selon les estimations fournies par le Ministère de la Santé, alors qu’elle était de 215 pour 100,000 naissances vivantes en 1992. 95% des femmes accouchent dans des établissements spécialisés et par un personnel qualifié.


La protection des enfants contre la violence, l’exploitation et l’abus est fondamentale pour garantir le respect de leurs droits à la survie, à la croissance et au développement. Les données de l’enquête MICS3 ont montré que les enfants âgés de 5 à 15 ans qui travaillent représentent 4,7% de l’ensemble des enfants de cette tranche d’âge. Il faut rappeler que l’âge minimum pour l’admission d’un enfant au travail dans la législation nationale est de 16 ans. Cet âge représente également l’âge jusqu’au quel la scolarisation est obligatoire. Selon l’enquête MICS3, 86% des enfants âgés de 2 à 14 ans ont subit des punitions physiques ou psychologiques par leurs parents ou leurs tuteurs. Selon la même enquête, environ 68% des femmes pensent que leur conjoint a le droit des les battre pour des raisons diverses.

Les enfants qui n’ont pas accès à l’assainissement, aux soins de santé et à une bonne nutrition sont particulièrement vulnérables au VIH/SIDA, au paludisme, à la rougeole, à la poliomyélite et à la tuberculose. Dans le domaine du VIH/SIDA, une stratégie nationale a été élaborée par un comité national intersectoriel. Les données de la MICS3 ont montré que la connaissance parfaite des moyens de prévention et des préjugés sur le VIH/SIDA concernait seulement 15,4% des femmes âgées de 15 à 49 ans. Par ailleurs, 80% des femmes savent que le VIH/SIDA peut être transmis de la mère à l’enfant mais 44% seulement connaissent les 3 modes de transmission.

 

 
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