Les enfants

La situation des enfants en Algerie

Suivi des droits de l'enfant

 

La situation des enfants en Algerie

© UNICEF/Algérie/2013

La situation des enfants et des adolescents en Algérie peut être analysée sur la base de la réalité actuelle et le respect des engagements pris par le pays, en tenant compte des dispositions de la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Les droits à l’éducation, à la santé et à la protection sont reconnus par la Constitution et la Législation nationale. L’Algérie a, depuis son indépendance, investi des ressources importantes afin de garantir à toute la population un accès équitable à la scolarisation, aux soins, à la protection sociale et à la protection des enfants contre les situations à risque et la violence.

Le pays a engagé, depuis 1999, des programmes de développement nationaux et régionaux pour améliorer la situation socio-économique de la population, en particulier celle des enfants et des femmes, mais aussi pour la réduction des disparités régionales en matière d’accès à des services de base de qualité.

Education :
L’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants, garçons et filles. Elle est source de capacités et de ressources économiques et sociales importantes pour les enfants et les femmes.
Depuis l’indépendance en 1962, l’Etat algérien a donné une priorité au secteur de l’éducation et de la formation afin d’assurer la réussite des plans de développement économique et social. La Constitution Algérienne (article 53) garantit le droit à l’enseignement à tous, stipulant que l’enseignement est gratuit, et que l’enseignement fondamental est obligatoire.
Dans ce domaine, l’Algérie a lancé, en 2003, la mise en œuvre de la réforme du système éducatif avec pour objectif d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux, d’augmenter l’accès à la scolarisation et d’améliorer le taux d’achèvement des études primaires, moyennes et secondaires.
Le taux net de scolarisation à l’éducation primaire est de 98% pour les garçons et de 97% pour les filles. Des progrès restent à accomplir au niveau du moyen et du secondaire puisque le taux net de scolarisation n’est que de 57 % pour les garçons et 65 % pour les filles. Concernant l’éducation de la petite enfance, le taux de participation au préparatoire est de 74 % pour les garçons et 75 % pour les filles. (source : Rapport de l’UNICEF sur la situation des enfants 2013)


Santé de la mère et de L'Enfant:
L’enfant doit bénéficier des meilleures conditions pour son développement, du meilleur état de santé possible et de services médicaux efficaces. En situation de handicap, il doit bénéficier d’accompagnements spécifiques.
Le système national de santé en Algérie a été fondé, depuis l’indépendance, sur la prédominance du secteur public et la gratuité des soins au plan préventif et curatif, afin de garantir l’équité. Dès les  années 70, de nombreux programmes ont  favorisé le développement de l’infrastructure sanitaire de base (unités sanitaires, établissements hospitaliers, et services de base) et l’amélioration notable de l’accès aux soins des populations. 
En 2002, L’Algérie a engagé une réforme du système de santé avec une priorité sur la qualité des soins et la protection sanitaire ainsi qu’un meilleur accès à des services de santé de qualité. La mortalité infantile, qui était de 46,8 pour mille naissances vivantes en 1990, a été réduite pour atteindre le niveau de 22.6 décès pour mille naissances en 2012 (ONS).
Selon le Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, en 2012, la couverture vaccinale est de 90 %, (83.1 % en zones urbaines et 81.8% en milieu rural). Selon la même source, la vaccination contre la rougeole est de 90 %, et celle du BCG 99% la même année.
Les enfants en bonne santé ont besoin de mères en bonne santé. Les complications durant la grossesse et à la naissance sont la cause majeure de décès et d’handicaps chez les enfants et les femmes en âge de procréer dans les pays en développement. A cet effet, un programme national de périnatalité a été lancé par l’Algérie en 2006 dans le but de réduire la mortalité maternelle et d’améliorer la prise en charge de la santé maternelle et du nourrisson. En 2012, la mortalité maternelle est de 70,3 pour mille naissances vivantes, selon les estimations fournies par le Ministère de la Santé de la Population et de la Réforme Hospitalière, alors qu’elle était de 215 pour mille naissances vivantes en 1992. 95% des femmes accouchent dans des établissements spécialisés et par un personnel qualifié.
Dans le domaine du VIH/SIDA, une stratégie nationale d’« élimination de la transmission de la mère à l’enfant » a été élaborée par un comité national intersectoriel. Les données du Rapport du Laboratoire National de Reference VIH/SIDA de 2013, ont montré que le pourcentage des femmes âgées entre 15 et 49 ans connaissant au moins 02 moyens de prévention est de 49,6%.  Par ailleurs, selon l’enquête à indicateurs multiples MICS3 de 2006, 82 % des femmes savent que le VIH/SIDA peut être transmis de la mère à l’enfant, mais seulement 37 % d’entre elles connaissent les 3 modes de transmission.

Protection de L'Enfant:
La protection des enfants contre la violence, l’exploitation et l’abus est fondamentale pour garantir le respect de leurs droits et de leur développement.
Des efforts louables ont été consentis par les pouvoirs publics pour mettre en adéquation la législation Algérienne avec la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE). Ces efforts se traduisent au plan législatif par la promulgation de plusieurs textes en faveur de l’enfant notamment en matière de nationalité, d’état civil, de droit à la famille et de la justice pour mineurs.
Les données de l’enquête à indicateurs multiples MICS3 de 2006, ont montré que les enfants âgés de 5 à 15 ans qui travaillent représentent 4,7% de l’ensemble des enfants de cette tranche d’âge. Il faut rappeler que, selon la législation nationale, l’âge minimum pour l’admission d’un enfant au travail est de 16 ans. C’est à ce même âge que l’obligation de scolarité prend fin.
Il apparait que 86 % des enfants âgés de 2 à 14 ans ont subi des punitions physiques ou psychologiques par leurs parents ou leurs tuteurs, selon la même enquête, environ 67,9% des femmes âgées de 15 à 49 ans pensent que leur mari a le droit de les battre pour des raisons diverses.

La participation des jeunes
La participation est définie comme le fait de prendre part, de contribuer, de dialoguer et de collaborer. Elle commence par la concertation, passe par la négociation et communication pour aboutir à la prise de décision et à l’action. Elle est tributaire de l’accès à l’information, de son partage, de sa diffusion.
En Algérie, de par leur importance numérique, les jeunes constituent un potentiel humain non négligeable sur lequel un réel investissement pour l’avenir du pays repose. Selon les estimations, 10,8 millions d’algériens ont entre 15 et 29 ans, ce qui représente le tiers de la population globale. Les moins de 35 ans représentent près de 67% de la population. C’est un atout sur lequel beaucoup d’espoirs peuvent être bâtis. (source : Recensement de la population et de l'habitat 2008)
La Constitution algérienne, en son article 31, prévoit de façon très explicite, le droit à la participation. Cette disposition met à la charge de l’Etat l’obligation de mobiliser tous les moyens humains et matériels nécessaires pour faire en sorte que ce  droit puisse s’exercer par tous, sans aucune contrainte. En ratifiant la CDE, l’état s’engage également à promouvoir tous les droits de tous les enfants, y compris leurs droits liés à la participation .
En 2006, le Gouvernement Algérien et le Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le Développement (CREAD) avec l’appui de l’UNICEF ont conduit une Recherche bibliographique dans le domaine de l’Adolescence en Algérie, qui a mis en évidence que nombre d’études effectuées ne portent pas la mention d’adolescence, bien plus, il en ressort qu’il existe peu de données quantitatives et qualitatives sur l’adolescence, en plus d’une réelle méconnaissance de la prise en charge des adolescents.
Une enquête sur les perceptions, attitudes et pratiques des adolescents par rapport à leur droit à la participation a été réalisée en 2009 par l’UNICEF en partenariat avec le Ministère délégué chargé de la Famille et de la Condition Féminine. Selon cette enquête, en milieu familial, les adolescents sont informés, impliqués mais leur avis est rarement pris en considération dans la prise de décision.
Cependant, depuis quelques années une volonté politique et un intérêt spécifique sur la question de la jeunesse en tant que catégorie de la population ont été démontré par le pays. Des progrès majeurs ont été accomplis en direction de la jeunesse. Ces progrès sont exprimés à travers l’effort investi par le pays en matière de scolarisation et de santé. Dans ce sens les programmes de l’UNICEF Algérie aspirent à visibiliser cette catégorie de la population dotée de compétences, de besoins, d’attentes, de projets et de rêves, et ainsi leur permettre de faire entendre leur voix.
Au-delà du droit, la participation se devrait d’être une stratégie transversale pour la réalisation de tous les droits et au développement durable des jeunes.


 

 

 
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